La nouvelle Twingo, une citadine à propulsion... avec un moteur à l'arrière

Renault présentera officiellement, le 4 mars, au Salon de Genève la troisième génération de la citadine. Pour la première fois, elle disposera d’une architecture 100% arrière, moteur comme propulsion, avec à la clé plus de maniabilité et d’habitabilité.

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La nouvelle Twingo, une citadine à propulsion... avec un moteur à l'arrière

Une propulsion sur une citadine, c’est l’angle original qu’a choisi Renault pour la troisième génération de la Twingo. Et ce pari technologique colle bien avec l’image de précurseur du petit modèle sorti il y a déjà 20 ans. Si ces dernières années, la propulsion avait plutôt à voir avec les grosses berlines allemandes, Renault lui a trouvé plein d’avantages pour son pot de yaourt de 3,59 mètres.

"Deux éléments clé nous ont guidé pour le développement de cette voiture : son habitabilité et sa maniabilité" souligne Ali Kassaï, directeur des programmes segment A/B, et donc aussi "papa" des Clio 4 et Captur, les deux derniers succès de Renault.

Plus d’espace intérieur

L’installation du moteur à l’arrière libère en effet l’avant du véhicule. Sans bloc entre les deux roues, le rayon de braquage de la voiture augmente, un bon point pour faciliter les manœuvres et le stationnement serré en ville, le terrain de jeu préféré de la Twingo. Si l’ossature de sécurité occupe de l’espace sous le capot à l’avant, Renault a cependant pu reculer la planche de bord au maximum vers celui-ci, en l’absence d’un bloc moteur. Les passagers ont ainsi gagné de l’espace dans l’habitacle. "Nous n’avons pas mis de coffre à l’avant pour laisser aussi toute la place aux passagers, ajoute Ali Kassaï. Grâce à cette architecture, nous avons aussi placé de ‘vraies’ portes, équivalentes en taille à celles d’une Clio sur la Twingo. Les passagers peuvent accéder plus facilement à l’habitacle".

Renault a aussi gagné en empattement : 2,50 mètres sur la Twingo 3 contre 2,37 mètres sur la génération précédente ! Elle a tout d’une grande, comme le proclamait une publicité de la marque au losange dans les années 90. L’installation du moteur à l’arrière a tout de même obligé à quelques petits aménagements. Le système de refroidissement étant à l’avant comme la batterie, il a fallu prévoir l’acheminement de certains fluides à l’arrière. "L’une des principales contraintes techniques tourne autour du volume du coffre. Il a fallu orienter la partie mécanique avec un angle qui laisse de l’espace au coffre à l’arrière" précise Ali Kassaï.

En partenariat avec Daimler

Au total, cette nouvelle plate-forme à moteur arrière aurait couté plus d’un milliard d’euros au constructeur français, qui après avoir lancé le projet en 2008, l’avait mis au placard. "Nous avions développé ce projet en travaillant sur de nouvelles normes d’habitabilité et de maniabilité pour les petits véhicules, mais l’équation économique n’était pas optimale car il fallait réinvestir totalement dans la plate-forme. Daimler, qui cherchait une alternative pour la nouvelle Smart, nous a permis de le ressortir des cartons" rappelle Ali Kassaï. Les nouvelles Smart 2 et 4 places utiliseront la même plate-forme que la Twingo 3, de quoi maximiser les économies d’échelle.

La Smart Fortwo dispose déjà d’une propulsion. Le gros du développement des trois voitures a été assuré par Renault mais l'allemand a aussi mis la main à la pâte. Daimler a ainsi conçu les sièges et travaillé sur la qualité des véhicules. Pour contenir les coûts, Renault a travaillé sur la communalité des pièces et organes. Les motorisations sont par exemple déjà disponibles, la climatisation se retrouvent sur d’autres véhicules Renault. Daimler a aussi amené des pièces déjà utilisées dans d’autres modèles, par exemple au niveau des sièges.

Production commune

Si la nouvelle Twingo est présentée au Salon de Genève le 4 mars, sa production ne débutera qu’au second semestre dans l’usine de Novo Mesto (Slovénie). La commercialisation débutera elle en septembre. Le Français produira aussi en Slovénie la version quatre places de la Smart, la version biplace sera directement produite à Hambach (Moselle) par Daimler. Il faudra cependant patienter encore un peu pour la découvrir : la nouvelle Smart ne sera pas à Genève la semaine prochaine.

Pauline Ducamp

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