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Nouveau périple pour le premier train de marchandises reliant la Chine et le Royaume-Uni

Cédric Soares , ,

Publié le , mis à jour le 11/04/2017 À 08H16

Le premier train de fret, au départ de Londres, et en direction de la Chine est parti lundi 10 avril pour effectuer un périple rappelant celui de la Route de la soie. Comme lors du premier voyage effectué en sens inverse début 2017, le périple de 12 000 kilomètres doit durer 18 jours.

Nouveau périple pour le premier train de marchandises reliant la Chine et le Royaume-Uni © Xinhua

Nouveau départ pour le train de l'initiative chinoise "one belt, one road" (une ceinture, une route). Parti de Londres le 10 avril, le train doit rejoindre la Chine. Le 1er janvier 2017, le premier train de fret reliant Londres depuis la Chine était sorti de la gare de Yiwu au sud de Shanghai. Les 12 000 km de son périple de 18 jours l'avait amené à traverser le Kazakhstan, la Russie, la Biélorussie, la Pologne, l’Allemagne, la Belgique, la France et le Royaume Uni. La capitale Britannique est la 15ème ville européenne à être reliée à la Chine par le rail. Le projet, plus connu sous le nom de nouvelle route de la soie est devenu, dès 2013, une priorité stratégique pour le président Xi Jinping.

Une opportunité de développer les rapports commerciaux avec l’Europe

D’après l’agence de presse nationale Xinhua, le transport ferroviaire représente  "une partie importante" de cette nouvelle route de la soie. Fin juin 2016, 1881 trains de marchandises convoyaient pour 17 milliards de dollars (16,2 milliards d’euros) entre la Chine et l’Europe. La Commission nationale du développement de la réforme (CNDR) a prévu d’augmenter cette capacité à 5000 trains d’ici 2020. 43 centres de transports ainsi que 43 lignes ferroviaires seront déployés pour arriver à cet objectif.

Côté logistique, le train permet de diviser par deux le temps d’acheminement par rapport à la voie maritime et est 80% moins cher que le transport aérien. La compagnie ferroviaire China Railway a annoncé que ce premier train en direction de Londres est parti avec un chargement comportant entre autres vêtements, sacs et valises. Le retour pourrait être beaucoup moins prolifique. "Le transport par train est une option entre la mer et l'air. Elle est difficile à vendre aux entreprises. Le vrai problème, c'est de savoir ce qu'on met dans les wagons au retour. Pour l'instant, ils reviennent d'Europe vides"témoigne un diplomate européen sur le site la Tribune.

Si le développement des relations commerciales avecl’Europe est l’objectif affiché par l’empire du milieu, les enjeux pour ses dirigeants sont avant tout intérieurs. La croissance chinoise a été stimulée par d’importants investissements de l’Etat. Ceux-ci ont provoqué des surcapacités de productions dans plusieurs secteurs industriels comme la sidérurgie ou l’automobile. La nouvelle route de la soie représente un moyen de pousser les entreprises locales à l’exportation.

Des enjeux géopolitiques beaucoup plus profonds

Une large portion de son tracé au sein des frontières du pays passe par la région administrative indépendante Ouïghoure du Xinjiang. Le gouvernement central souhaite y développer des infrastructures afin d’apaiser les tensions avec la minorité turcophone musulmane.

Par extension, la Chine cherche à protéger ses frontières en développant son influence diplomatique auprès des pays limitrophes d’Asie centrale : Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan et Ouzbékistan. Ce n’est pas un hasard si Xi Jinping a annoncé en 2013 le "One belt, one road" lors d’une tournée dans la région.  En resserrant les liens, le géant  chinois offre l’opportunité à ses voisins de s’émanciper de l’emprise Russe.

Enfin, l’investissement dans la nouvelle route de la soie permet à la Chine de sécuriser ses routes d’approvisionnement en hydrocarbures en ne misant pas exclusivement sur les voies maritimes. Deux corridors terrestres ont été construits au Pakistan et en Birmanie pour diminuer la portion maritime empruntée par ses importations depuis le Moyen-Orient. 

Les investissements dans cette nouvelle route de la soie sont nombreux en Chine : des industriels aux autres provinces chinoises en passant par les think tanks. Le conglomérat de financement public chinois Citic a créé en 2015 un fond d’investissement de 700 milliards de yuans (100 milliards d’euros) pour la financer. Son périmètre couvre 300 projets de grands travaux reliant l’Asie à l’Europe.

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1 commentaire

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19/01/2017 - 10h24 -

Très interressant mais une Carte ne serait pas du Luxe !
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