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L'Usine Auto

La nouvelle plate-forme PSA pourrait servir à l’Alliance avec GM

Frédéric Parisot , , , ,

Publié le

Le constructeur français PSA a dévoilé hier la nouvelle plate-forme qui servira de base aux remplaçantes de la 308 et de la C4 Picasso… Elle pourrait également être utilisée pour des modèles développés dans le cadre de l’Alliance avec General Motors.

La nouvelle plate-forme PSA pourrait servir à l’Alliance avec GM © PSA

PSA a levé le voile sur une nouvelle plate-forme ce mardi 22 janvier. Une plate-forme que le constructeur a souhaité utilisable sur la plupart des types de carrosseries : berlines courtes ou longues, breaks, monospaces, coupés, cabriolets et même SUV. De là à imaginer que cette EMP2 (Efficient Modular Platform 2) pourra être utilisée pour de futurs modèles General Motors, notamment Opel, il n’y a qu’un pas. La réponse devrait être donnée demain, à l’occasion d’une conférence de presse où PSA et GM dévoileront les nouvelles orientations de l’alliance.

L’EMP2 représente 630 millions d’euros d’investissement, quatre ans de travail pour une équipe de 400 ingénieurs et 116 brevets déposés. Elle couvrira dans un premier temps les segments C et D (compactes et intermédiaires), avant d’être utilisée pour des véhicules de segments E et F (grandes berlines et SUV), remplaçant ainsi deux des trois plates-formes actuelles de PSA. "A terme, elle devrait servir de base à la moitié des véhicules Peugeot et Citroën à travers le monde, générant pour chaque véhicule environ 18 % d’économies sur le prix de la plate-forme", lance Yves Bouvier, responsable du projet EMP2 chez PSA.

Pour être utilisée aussi bien sur une compacte que sur un SUV, l’EMP2 est conçue de manière modulaire : selon les besoins, le constructeur pourra modifier l’empattement du châssis, la largeur de voie ou encore la hauteur du poste de conduite. Seul le bloc avant restera inchangé, mais il tout de même prévu pour recevoir différentes motorisations (essence, diesel et hybride).

70 kg de moins sur la plate-forme, 140 kg sur le véhicule complet

Le constructeur annonce une réduction de 22 % des rejets de CO2 (environ 13 grammes) pour les véhicules basés sur l’EMP2. Pour cela, il compte avant tout sur la diminution de la masse. L’EMP2 embarque toutes les technologies déployées sur la 208, à savoir de l’acier embouti à chaud, des poutres et trains roulants en aluminium, une caisse entièrement soudée au laser et des barres anti-dévers creuses sur le train avant. A cela s’ajoutent un plancher de coffre en matériau composite et un train arrière hydroformé qui permet d’utiliser une tôle plus fine (2 mm d’épaisseur contre 5 mm pour les plates-formes précédentes). On note également une généralisation de l’acier à haute limite élastique, qui représente 86 % de la plate-forme contre 18 % seulement sur les générations précédentes.

Au-delà de cette perte de poids sur la plate-forme proprement dite, PSA table sur un allègement de 140 kg environ de la masse totale du véhicule. "Ceci grâce à une meilleure répartition des efforts dans le châssis qui sollicite moins les montants de portes et le pavillon, et permet d’utiliser des tôles plus fines", explique Yves Bouvier.

Une industrialisation "Lean"

La plate-forme EMP2 sera utilisée dès cette année sur deux nouveaux modèles Peugeot : la nouvelle 308 et la nouvelle C4 Picasso. Sa production a déjà commencé dans les usines de Sochaux et de Vigo (Espagne). Et une troisième ligne de production basée sur l’EMP2 sera lancée en 2014 dans l’usine chinoise de Wuhan. "Pour garantir une fabrication compétitive quel que soit l’usine, nous avons utilisé la méthode Lean à la fois en conception et en fabrication, commente Yves Bouvier. En effet, nous avons réduit le nombre de pièces, amélioré la facilité de montage et optimisé les flux logistiques". Concernant la pénibilité du travail, la plate-forme a été conçue de manière à réduire le nombre d’opérations à effectuer sous le châssis, réduisant ainsi de 80 % le nombre d’opérations où les opérateurs ont les bras en l’air.

Frédéric Parisot

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