La note de Sony dégradée par Standard&Poor’s

L’agence de notation financière annonce ce 8 février qu’elle juge improbable un fort rebond rapide de l’activité majeure du groupe japonais, du fait de ses mauvais résultats dans le domaine des téléviseurs.

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La note de Sony dégradée par Standard&Poor’s

Sony vient de voir la note de sa dette à long terme être abaissée d’un cran à BBB+ par l’agence de notation financière. Elle a assorti sa notation d’une perspective négative, ce qui signifie qu’elle pourrait à nouveau la dégrader si aucun signe positif de reprise ne venait à apparaître dans les six à douze prochains mois.

Le groupe japonais est affecté depuis plusieurs années par une chute des prix de vente, par une forte concurrence entre fabricants et par la hausse de la monnaie japonaise. Si bien que l’agence souligne qu’il n’a pas récupéré un seul yen de profit depuis huit ans. Sony a prévu de clore son exercice en cours par une perte de 2,2 milliards d’euros. Une suite logique après avoir terminé les trois premiers trimestres dans le rouge.

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Mais l’agence remet en cause plus globalement la stratégie même du groupe, qui est basée selon elle sur une volonté d’élargir sa part de marché malgré la forte concurrence mondiale, l’érosion massive des prix et une structure de coûts élevée par rapport à celle des concurrents étrangers.
"Une énorme pression sur les prix des principaux produits de Sony, tels que téléviseurs à écran plat et les téléphones mobiles, est susceptible de continuer, et la position de l'entreprise sur le marché mondial est difficile face à une concurrence féroce des constructeurs sud-coréens et des nouvelles sociétés chinoises", précise S&P.

L’agence précise aussi que les circonstances pour Sony sont si difficiles qu’il sera délicat de faire revenir l’activité des téléviseurs à la rentabilité, même durant l’exercice d’avril 2012 à mars 2013. Elle reconnaît néanmoins que le groupe a aussi subi des effets externes à sa stratégie, notamment les inondations en Thaïlande.

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