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PME-ETI

La Normandise, une croissance féline

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La Normandise, une croissance féline
La Normandise fabrique chaque année 500 millions de pochons alimentaires, sa spécialité.

Cent millions d’euros de chiffre d’affaires, c’est le cap que vient de franchir La Normandise, avec 6 % de croissance en 2015. Belle satisfaction pour ce discret champion de l’alimentation pour animaux familiers. La Normandise, c’est l’histoire d’un vétérinaire de campagne, à Vire (Calvados), devenu entrepreneur. Dans les années 1980, Christian Duquesne en a assez de sillonner les routes et devient, un peu par hasard, exploitant d’un petit abattoir. De fil en aiguille, il s’oriente vers le « pet food » et créée La Normandise en 1991, avec sa femme Catherine. À lui le travail sur les produits, sa passion, à elle la direction. Aujourd’hui, Catherine Duquesne est toujours PDG de l’ETI détenue par le couple et par leurs fils, Jean-Charles et François, employés dans l’entreprise et associés dans un pacte Dutreil. Le petit atelier des débuts est devenu une usine de 26 000 m2 qui exporte 55 % de sa production et compte 500 salariés permanents, 600 en pointe d’activité avec l’intérim et un atelier Esat (handicapés). Ce succès repose sur les marques de distributeur. Ce créneau moins voyant a permis un développement quasi continu. « D’un côté, indique Jean-Charles Duquesne, le directeur commercial, la société avait peu de moyens, de l’autre la grande distribution attentait des fournisseurs alternatifs. Cela a lancé notre croissance. » Mais cela n’a pas été pour autant aisé face aux grands noms du secteur comme Mars, Nestlé, l’irlandais C & D ou encore l’allemand Deuerer. L’autre secret de l’ETI, c’est sa spécialisation depuis 2002 dans les barquettes et surtout les pochons, ces paquets souples d’une contenance de 70 à 150 grammes destinés principalement aux chats, qui comptent pour 80 % de l’activité. Bien que stérilisés, les pochons portent une image de fraîcheur et se rangent facilement au réfrigérateur. L’ETI, qui en fabrique 500 millions par an, n’a cessé d’investir, notamment en 2008 dans une machine de 65 mètres de longueur pouvant conditionner 1 300 pochons par minute et une palette toutes les 7 minutes. « Notre credo, c’est la croissance, pas les dividendes. En 2006, pour 65 millions d’euros de chiffre d’affaires, nous avons lancé 35 millions d’investissements », relate Jean-Charles Duquesne. Un pari appuyé par les principales banques de l’ETI (Crédit agricole, CIC, Société générale). Un temps associé à une société belge, La Normandise a mis fin à l’expérience, mais a accueilli Bpifrance à son capital pour 9 % en 2014. « Un partenaire utile qui rassure », juge Jean-Charles Duquesne. Car notre champion du « pet food » n’entend pas en rester là. Il a lancé fin 2015 un plan de 30 millions d’euros d’investissements courant jusqu’à 2018. En vue : 12 000 m2 d’extension dans les ateliers de préparation et la logistique. Miaou ! 

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