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L'Usine de l'Energie

La Normandie investit dans un projet hydrolien au Raz Blanchard

Aurélie Barbaux , ,

Publié le

Made in France Naval Group a jeté l’éponge. Qu‘à cela ne tienne. L’écossais Simec Atlantis et la région Normandie créent la co-entreprise Normandie Hydrolienne pour exploiter le potentiel de 2GW d’énergie marémotrice du Raz Blanchard.

La Normandie investit dans un projet hydrolien au Raz Blanchard
Normandie Hydrolienne devrait utiliser des turbine AR2000 de Tidal Atlantis qui seraient produites en France
© Atlantis

La défection de Naval Group de l’hydrolien en mer a laissé le champ libre. L’écossais Atlantis, qui exploite la seul ferme marémotrice marine en production en l’Ecosse, entend ne pas laisser la place vacante. Et il est bien décidé à exploiter le gisement de 2 gigawatts d’énergie marémotrice de la zone du Raz Blanchard, au large du Cotentin.

La région Normandie, très en colère après la décision de Naval Energies (filiale de Naval Group) d’abandonner l’hydrolien et de fermer son usine flambant neuve d’assemblage d’hydroliennes à Cherbourg cet été, a donc décidé de miser sur l’Ecossais. L'Agence de

Développement de Normandie (AD Normandie), l'agence régionale de développement économique de Normandie et le fonds régional d'investissement Normandie Participations vont investir dans une coentreprise avec Simec Atlantis Energies, qui en restera majoritaire, en vue de développer un grand projet à Raz Blanchard.

"Il est temps pour la Normandie de devenir pionnière dans la recherche d'une exploitation économique de cette source d'énergie abondante […]. SIMEC Atlantis a une expérience inégalée dans la réalisation de projets d'énergie marémotrice et nous sommes impatients de mettre à profit leur expérience pour apporter des investissements, la collaboration et la création d'emplois dans la région", explique Hervé Morin, président de la Région Normandie, dans le communiqué d'Atlantis publié mardi 30 octobre.

Une coentreprise avec Simec Atlantis

Le but de la coentreprise est d'exploiter à terme jusqu'à 2GW d'électricité à partir du cours d'Aurigny, le détroit de huit milles qui s'étend entre Aurigny et La Hague, en France, ainsi que plus de 1GW de ressources provenant de concessions adjacentes sous le contrôle de l'île anglo-normande des États d'Aurigny. 

En avril dernier, l’Ecossais avait déjà communiqué sur son plan de développement d'un site d'installation marémotrice au Raz Blanchard de 1 GW d'énergie d'ici 2025 qu’il avait proposé au gouvernement français. L’enjeu étant à ce moment-là de s’assurer que des appels d’offres hydroliens marins commerciaux figureraient dans le prochain décret de programmation pluriannuel de l’énergie. La défection de Naval Group cet été indiquait que cela ne serait pas le cas. La prochaine PPE devrait, au mieux, acter le développement de projets pilotes.

Concurrentiel de l'éolien offshore

Depuis, Atlantis n'abandonne pourtant pas l’affaire et Normandie Hydrolienne va travailler avec l'ADEME pour obtenir toutes les autorisations nécessaires à la réalisation de son projet. Mais la coentreprise doit d’abord déterminer s'il est possible de produire à un prix inférieur au tarif actuel de 150 €/MWh de l'énergie éolienne offshore des projets qui doivent être livrés entre 2021 et 2023.

Elle veut aussi construire un site démonstrateur utilisant des turbines de Tidal à axe horizontal AR2000 de 2MW qui seront construites en France, promet Atlantis. L’objectif étant de disposer d'un réseau complet de plusieurs centaines de mégawatts en ligne d'ici 2024.

"Notre étude de faisabilité technico-économique prévoit la livraison d'une capacité opérationnelle initiale de 1GW d'ici 2025, qui pourrait être rapidement portée à 2GW d'ici 2027, à un coût de l'énergie nivelé (LCOE) concurrentiel par rapport aux parcs éoliens offshore actuellement en construction en France", précise Tim Cornelius, PDG d'Atlantis, cité dans le communiqué. Pour les PME françaises - comme Sabella, Hydroquest ou Guinard Energies - qui croient toujours à l’hydrolien français, c’est plutôt une bonne nouvelle.

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1 commentaire

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30/10/2018 - 17h05 -

Il s’agit d’énergie hydrolienne (qui utilise l’énergie cinétique des courants), non marémotrice (qui utilise les différences de niveaux entre marée haute et marée basse). Vous parlez de 150 euros du mégawattheure (MWh), mais la société britannique Atlantis a avancé un prix inférieur à 70 euros le MWh (Capital – 27 juillet 2018) : https://www.capital.fr/entreprises-marches/hydrolien-incertitude-sur-le-projet-dedf-en-normandie-apres-le-retrait-de-naval-energies-1300448 Le dirigeant d’Atlantis a par ailleurs précisé qu’il n’attend aucune subvention de l’État (18 octobre 2018). Il est bien de développer cette énergie renouvelable. Dommage cependant que ce ne soit pas les françaises Hydroquest ou Sabella qui ait remplacé Naval Energies…
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