La négociation avec Renault va commencer

Le patron de la branche métallurgie de la CFE-CGC l'affirme: il faudra que Renault offre des contreparties pour que son syndicat signe l'accord de compétitivité.

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La négociation avec Renault va commencer
Gabriel Artero - CFE-CGC Métallurgie

Alors que la direction de Renault et les syndicats enchaînent les réunions depuis le mois de novembre, Gabriel Artero, président de la métallurgie CFE-CGC, l'affirme : les négociations n'ont pas encore commencé.

"Jusqu'ici, nous avons écouté, entendu et noté. Mardi prochain, nous devrions parler des salaires et je crains que le groupe ne nous présente un blocage – j'allais dire "classique" - des salaires pendant deux ans. Mais nous allons également aborder les contreparties, notamment en termes de volumes pour les sites. C'est là que la négociation va commencer".

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Le président de la branche métallurgie, également conseiller du Conseil économique, Social et Environnemental (CESE), veut sécuriser la production des cinq usines françaises d'assemblage du constructeur en France. "Renault nous a donné une épure autour de 630 000 véhicules produits sur l'ensemble des sites à l'horizon 2016. Selon nos modèles, il en faut plus de 800 000 pour faire tourner les sites à des niveaux d'utilisation corrects. Il faut des réaffectations de volumes. On nous laisse entendre que c'est possible, mais nous, nous voulons savoir où, quand et comment. Quid de la production de Zoé à Flins ? Que faire à Douai après le Scénic et à Maubeuge après le Kangoo ? Il faut que la direction de Renault soit en mesure de garantir des choses et de les écrire noir sur blanc".

Le syndicaliste confirme que l'accord signé par PSA à Sevelnord a servi de déclic. "La direction de Renault est venue nous voir tout de suite après, mais à Sevelnord, nous avons eu des contreparties avec des véhicules et la garantie de n'avoir aucun départ", explique Gabriel Artero qui estime que les positions des organisations syndicales sur l'accord Renault sont tranchées et que leurs signatures au bas d'un accord, y compris celle de son syndicat, sont très loin d'être acquises.

Propos recueillis par Patrick Déniel

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