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L'Usine Santé

La Nasa utilise ses satellites d'observation de la Terre pour lutter contre le choléra

Simon Chodorge , , ,

Publié le

La Nasa a annoncé le 27 août qu'elle travaille avec plusieurs associations présentes au Yémen pour endiguer l'épidémie de choléra. L'agence spatiale américaine utilise ses satellites d'observation de la Terre pour identifier les régions les plus sensibles à la propagation de la maladie.

La Nasa utilise ses satellites d'observation de la Terre pour lutter contre le choléra
Le satellite Nasa-Jaxa Global Precipitation Measurement Core Observatory.
© NASA

Le lundi 27 août, la Nasa a révélé sa collaboration avec des organisations humanitaires au Yémen, au sud-ouest de la péninsule d’Arabie. Le pays est gravement touché par une épidémie de choléra. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la maladie a fait 2 300 morts et 1,1 million de personnes possiblement infectées en 2017. À l’aide de ses satellites d’observation de la Terre, l’agence spatiale américaine espère identifier les régions où la contagion est plus probable.

Le choléra se propage par la consommation de nourriture ou d’eau contaminée par la bactérie Vibrio cholerae. Dans les pays en voie de développement comme le Yémen, l’accès à de l’eau propre est parfois limité, favorisant ainsi l’épidémie. L’agence spatiale américaine travaille avec plusieurs organisations humanitaires présentes sur le terrain, dont l’Unicef (le Fonds des Nations unies pour l'enfance).

Grâce à ses satellites, la Nasa observe les conditions environnementales des régions du Yémen et elle identifie les zones à risque. Dans ces espaces, les associations peuvent distribuer de l’eau propre, des médicaments, des kits hygiéniques et informer le public.

92% de précision

Pour identifier ces régions, une équipe scientifique s’appuie sur un outil de prédiction informatique qui divise le Yémen en petites régions. Celui-ci s’appuie ensuite sur les données des satellites de la Nasa : précipitations, températures de l’air et de l’océan, concentration en phytoplancton près des côtes, existence d’infrastructures d’eau propre et d’équipements sanitaires.

Selon la Nasa, en 2017, l’outil a atteint une précision de 92% sur la prédiction des régions où le choléra était le plus susceptible de se propager. “A ce jour, les résultats suggèrent que le modèle de prévision a le potentiel pour changer fondamentalement la façon dont la communauté internationale traite le choléra”, défend l’agence dans un communiqué.

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