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La modernisation du réseau va changer de braquet

Olivier Cognasse , ,

Publié le

Le ministre des Transports Frédéric Cuvillier et le président de RFF Hubert du Mesnil ont présenté les grandes lignes de la politique de modernisation du réseau ferroviaire.

La modernisation du réseau va changer de braquet © Vossloh Cogifer

Malgré les grands travaux de modernisation entrepris sur le réseau ferré, les résultats ne sont pas totalement au rendez-vous. En 2012, 1,7 milliard d’euros aura été consacré à la modernisation et au renouvellement du réseau français. Réseau ferré de France (RFF) a commandé un audit à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne  (EPFL) ou plutôt une actualisation de celui que les Suisses avaient réalisé en 2005.

A l’époque, ses résultats avaient servi de détonateur pour une vraie prise de conscience sur l’état désastreux du réseau français. Hubert du Mesnil a rappelé, au cours d’une conférence de presse tenue conjointement avec le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, lundi 15 octobre à Paris, que "cet audit annonçait à l’époque que si rien n’était fait dans les dix ans à venir, la moitié du réseau national serait fermé".

Du coup, un contrat de performance avait été lancé pour la période 2009-2012 par le précédent gouvernement. Il a permis d’arriver à un doublement des voies rénovées pour atteindre 1 000 km par an. L’investissement annuel a été porté à 1,7 milliard d’euros.

Le nouvel audit de l’EPFL est moins assassin. Il salue la mise en place du cadencement et souligne que les travaux ont porté leurs fruits. Ils ont permis de ralentir le vieillissement du réseau. Par contre, il indique qu’après avoir mis l’accent sur le réseau régional, il est urgent de se consacrer aux lignes nationales. "Le réseau principal est en train de vieillir."

Frédéric Cuvillier a promis une nouvelle étape de la modernisation avec un budget augmenté à 2 milliards d’euros. "Nous allons traiter prioritairement les lignes nationales et plus particulièrement les lignes malades." Hubert du Mesnil parle de la nécessité d’un véritable projet de modernisation. Le but est aussi de mobiliser les industries françaises et de discuter davantage avec les régions.

Pour les sujets qui tiennent en haleine la presse française, il faudra malheureusement attendre. Au moins six mois pour les projets de lignes à grande vitesse retenus. Comme dit le ministre, "un projet n’a de sens que s’il est utile. Je ne suis pas là pour faire des annonces, mais pour les réaliser." Et la réforme du ferroviaire ? Les grandes lignes sont prévues d’ici à quelques semaines. Sa présence aux côtés d’Hubert du Mesnil est peut-être un signe, alors que le directeur de SNCF Infra, Pierre Izard, était dans la salle…
Olivier Cognasse

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2 commentaires

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16/10/2012 - 12h43 -

"Un audit de l'EPFL"! Mais qu'attend t'on exactenent de ces expertises lausannoises? Les experts "se félicitent - parait-il - du début du cadencement en France". Alors que s'il apporte éventuellement quelques pouillèmes de clients en plus, on est sûr que ce même cadencement conduit à une hausse beaucoup plus forte des dépenses d'exploitation, et donc à creuser les déficits. Au point que le Conseil Fédéral de Berne lui-même s'interroge sur les déficits des réseaux ferrés suisses de transport régional, dont près de 60% ne couvrent même pas 50% de leurs coûts et pourraient donc devoir être transférés sur dessertes routières dans un proche avenir. Le "systéme suisse" qu'on nous donne en exemple et dont on mobilise les experts ne dépasse guère pour ses trains rapides une moyenne de 100 km/h. Transposé à la France, cela remettrait Marseille à 7 heures de Paris. Et cinq millions de personnes dans les avions... Veut-on le copier? CdePC
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Nom profil

16/10/2012 - 10h12 -

Voila l'exemple même d'investissements sur le dos des français pour favoriser une entreprise qui s'est moqué d'eux depuis des décennies en renforçant son monopole et ses syndicats Au lieu de dépenser cet argent dans ce panier de crabes, il serait plus avisé de favoriser les PMI et autres secteurs agri-agroalimentaires potentiellement exportateurs au lieu de continuer à arroser les entreprises d’État qui sont des maitres chanteurs de l'économie et la tirent vers le bas avec leurs hordes de confortables salariés protégés et en surnombre.
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