La mobilité en pleine mutation en 2015

Total

Du covoiturage au pack mobilité, en passant par l’auto connectée et l’auto partagée, les technologies et les mentalités évoluent pour faire place à une mobilité rénovée. Pas de grandes révolutions pour 2015, mais des services qui se développent.

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La mobilité en pleine mutation en 2015

Blablacar ou IDVroom, le covoiturage vous fait bouger

Les sites de covoiturage n’ont jamais aussi bien marché. Chaque jour, de nouveaux adeptes franchissent le pas et découvrent les joies (et les peines, parfois) du covoiturage. Les deux plus connus se partagent la plus grosse part du gâteau. Blablacar s’est spécialisé dans les longs trajets et s’étend de plus en plus à l’international. De son côté, IDVroom, filiale SNCF, n’est pas en reste en combinant son covoiturage « petits trajets » avec son réseau de transport régional. Ce moyen de transport est largement soutenu par les collectivités, qui ont multiplié les aménagements d’aires de covoiturage. Et même les sociétés d’autoroute commencent à s’y intéresser.

Une initiative à laquelle participe également Total à travers son dispositif « certificats d’économie d’énergie » qui favorise le covoiturage, vecteur d’économie d’énergie. Total est partenaire de Blablacar et offre à tout nouveau membre proposant un trajet une carte prépayée Jubileo d’un montant de 20 euros.

Le pack mobilité étudiant, pour une mobilité simplifiée

Partant de l’idée que les étudiants aiment bouger, par tous les modes de transports possibles, mais n’ont pas toujours les moyens de leurs déplacements, la SNCF a mis en place des forfaits étudiants simplifiés, intégrant plusieurs modes de transport pour un coût très réduit. Le forfait de base inclut, pour un montant annuel de 54 euros, la carte « jeunes » (pour bénéficier de réductions SNCF de 12 à 27 ans), l’utilisation des vélos en libre-service, un crédit à valoir sur le site IDVroom et un avoir SNCF de 15 euros. Un abonnement mensuel plus complet est proposé pour 29,90 € par mois. Il intègre, en plus des services cités plus haut, un abonnement métro et bus. Ces abonnements sont actuellement expérimentés dans la ville de Rennes et pourraient être proposés dans d’autres grandes villes courant 2015.

L’autopartage, le nouveau modèle de mobilité des entreprises

L’autopartage n’est pas encore très connu. Le prototype, c’est l’autolib’ parisienne, développée par monsieur Bertrand Delanoë, ancien maire de la ville de Paris. Ce modèle se propage de plus en plus dans les entreprises qui disposent d’un parc de véhicules important. C’est un moyen incontournable de minimiser le TCO (coût total de possession d’un véhicule). Quand on met bout à bout tous les coûts d’un véhicule (acquisition, entretien, parking, assurance, carburants, péages, etc.) et que l’on ramène ce TCO au temps d’utilisation du véhicule, on s’aperçoit qu’un véhicule qui roule peu revient très cher à l’entreprise. Or en entreprise, les véhicules de service sont inutilisés 90 % du temps. C’est pourquoi les entreprises pratiquent de plus en plus l’autopartage, qui consiste à ne pas attribuer les véhicules aux collaborateurs mais à les laisser à leur disposition en libre-service.

Bien entendu, cela demande une organisation parfaitement millimétrée (système de réservation, notamment) et un changement des mentalités des collaborateurs comme des gestionnaires (anticipation des déplacements, etc.). Cependant les bénéfices d’une telle opération sont réellement intéressants pour l’entreprise, d’autant qu’elle peut être organisée entre plusieurs entreprises. Bien conduite, elle peut influer aussi les mentalités vers des mobilités plus responsables.

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