La microélectronique 3D récompensée par le Grand Prix Siemens de l'innovation

Pour la onzième édition de son Grand Prix de l'innovation, Siemens a récompensé Ipdia, créée par des anciens de NXP sur le site de Caen, pour sa technologie d'intégration 3D de composants.

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La microélectronique 3D récompensée par le Grand Prix Siemens de l'innovation

Le Grand prix Siemens de l'innovation présente un réel atout. Il met en avant des entreprises innovantes qui, dans leur majorité, sont encore peu connues. Et qui durent dans le temps. A l'occasion du dixième anniversaire du Grand prix, François Gerin, directeur général adjoint de Siemens France, a fait une recherche de la petite quarantaine de sociétés primées. Une seule ne répond plus à l'appel.

La onzième édition, le 1er juin dernier à Paris, a décerné le Grand prix à la société Ipdia pour sa technologie PICS (passive integration connecting substrate) permettant d'intégrer des dizaines de composants passifs en exploitant l'épaisseur du silicium. A la clé, une réduction de la surface des composants et une augmentation de leurs performances.

Ipdia a été créée en 2009 à partir des développements réalisés par NXP Semiconductors sur son site de Caen, en sauvegardant 90 emplois. Aujourd'hui, un quart des cent employés est affecté à la R&D. Les premiers produits d'Ipdia sont utilisés dans les modules de télé-relevé de compteurs d'eau et de gaz. Et l'entreprise normande annoncera bientôt sa participation à la réalisation du plus petit stimulateur cardiaque du monde, d'une taille d'environ un centimètre cube.

Le prix "Ville de demain" a lui été décerné à Cortus pour son processeur APS 32 bit. Celui-ci, spécifiquement conçu pour les systèmes embarqués est programmable en langage C et consomme très peu d'énergie. En choisissant de se consacrer sur une utilisation spécifique, la dizaine de collaborateurs de Cortus peut rivaliser avec un géant comme ARM, dont les processeurs visent un spectre d'utilisation beaucoup plus large.

"Notre objectif est de permettre une migration des actuels processeurs 8 bit vers une architecture 32 bit, pour un coût identique mais avec une facilité de programmation beaucoup plus grande", argumente Franck Murray, le PDG de Cortus.

Ensuite, c'est Osseomatrix qui a remporté le prix Jeune Pousse pour sa technologie de fabrication d'implants sur mesure réalisés en biocéramique. Une représentation en 3D de l'os à réparer est réalisée à partir d'images d'un scanner, ce qui permet de concevoir, toujours en CAO 3D, l'os à reconstituer avant sa fabrication.

"Nous intervenons actuellement sur le crânien et l'orthopédie, précise Didier Nimal, président d'Osseomatrix, mais nous pourront proposer des solutions pour d'autres parties du squelette, pour des interventions suite à des accidents ou suite à des opérations destinées à enlever des tumeurs".

Cette année enfin, un quatrième prix a été décerné. "Les discussions entre les membres du jury ont été passionnantes et parfois passionnés, avoue François Gerin. Nous avons donc décidé d'attribuer un Prix spécial du jury". Lemerpax a emporté la majorité des suffrages pour son Posijet, un système mobile de préparation et d'injection de radiotraceurs qui assure la protection des manipulateurs.

"Le Posijet est un investissement utile pour les hôpitaux, insiste François Seguin, directeur du marketing de Lemerpax. Car si le personnel ne se protège pas suffisamment, il doit arrêter de travailler dès qu'il a atteint le niveau maximum d'exposition aux radiations."

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