La méthode Hollande : réunir pour réussir

Le président de la République, François Hollande, a ouvert la Grande conférence sociale ce lundi 9 juillet, au Palais d'Iéna, à Paris. Devant les partenaires sociaux et les Régions, le chef de l'Etat a prôné le compromis positif, ou comment le dialogue social en créant de la confiance mutuelle renforcerait l'économie. Il a aussi annoncé une réflexion sur le financement de la protection sociale, qui pèse sur le coût du travail.

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La méthode Hollande : réunir pour réussir

40 minutes chrono pour définir les enjeux de la conférence sociale, telle a été la mission du président de la République, François Hollande, ce 9 juillet au Conseil économique social et environnemental (CESE). Sur la forme d'abord le ton était ferme, net, quasi solennel, alors qu'il déroulait les enjeux de la session devant une salle rassemblant les patrons à sa gauche, les syndicats de salariés face à lui et les représentants des régions à sa droite.

Le dialogue social pour le président de la République n'est pas un sous-produit de la politique économique. Au contraire, il a, à maintes reprises, insisté sur la contribution positive à l'économie d'institutions sociales qui fonctionnent convenablement. Un bon dialogue social, c'est davantage de cohésion dans la société, un préalable pour davantage de croissance. "La condition la plus certaine de la réussite, c'est la confiance. Les sociétés qui connaissent les performances les plus élevées sont celles qui ont su nouer des compromis durables."

Le décor est planté et les acteurs sociaux, Etat compris, placés devant leur responsabilité : de leur capacité à définir ensemble des solutions allant dans le sens de "l'intérêt général" dépendra la capacité de la France à surmonter ces difficultés. François Hollande a d’ailleurs utilisé à plusieurs reprises le mot de compromis, concluant son allocution avec l'expression "compromis positif".

Car - et c'est l'autre caractéristique du discours de François Hollande - la situation française est loin d'être bonne. "Je ne veux rien cacher de la situation de notre pays", a expliqué le président de la République avant d'énoncer les trois défis auxquels la France doit faire face : redressement des comptes publics, dégradation de la compétitivité, et chômage.

Sur le second point, il a regretté "la désindustrialisation (…) inacceptable." Faut-il y voir un signe en direction du Medef, toujours est-il que le président de la République dans son diagnostic a reconnu que la désindustrialisation était « la conséquence de certaines rigidités dans la structure de nos coûts qu'il nous appartiendra de corriger ».

Un thème qu'il reprendra un peu plus loin lors de son allocution en évoquant la question du financement de la protection sociale. "Nous devons trouver les nouveaux modes de financement et les nouvelles organisations de notre modèle sociale", a indiqué François Hollande, précisant qu'il considère nécessaire une réforme du mode de financement "pour qu'il ne pèse pas uniquement sur le travail." Si la TVA sociale a été abandonnée, c'est parce qu'elle pesait sur la consommation alors que la croissance était très faible. Cela ne ferme donc pas le débat sur le financement de la protection sociale.

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Interrogée après le discours présidentiel, Marisol Touraine, la ministre des affaires sociales a confirmé l'analyse présidentielle : "le coût du travail ne peut pas continuer à augmenter indéfiniment", a-t-elle expliqué.

Reste à trouver une majorité sur les nouvelles voies. François Hollande a donné rendez-vous aux partenaires sociaux dans un an pour faire le point. En attendant, dès mardi 10 juillet, le premier ministre fera le bilan de ces deux jours de concertation.

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