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La méthode Hollande : réunir pour réussir

Christophe Bys ,

Publié le

Le président de la République, François Hollande, a ouvert la Grande conférence sociale ce lundi 9 juillet, au Palais d'Iéna, à Paris. Devant les partenaires sociaux et les Régions, le chef de l'Etat a prôné le compromis positif, ou comment le dialogue social en créant de la confiance mutuelle renforcerait l'économie. Il a aussi annoncé une réflexion sur le financement de la protection sociale, qui pèse sur le coût du travail.

La méthode Hollande : réunir pour réussir © D.R. - Présidence de la République

40 minutes chrono pour définir les enjeux de la conférence sociale, telle a été la mission du président de la République, François Hollande, ce 9 juillet au Conseil économique social et environnemental (CESE). Sur la forme d'abord le ton était ferme, net, quasi solennel, alors qu'il déroulait les enjeux de la session devant une salle rassemblant les patrons à sa gauche, les syndicats de salariés face à lui et les représentants des régions à sa droite.

Le dialogue social pour le président de la République n'est pas un sous-produit de la politique économique. Au contraire, il a, à maintes reprises, insisté sur la contribution positive à l'économie d'institutions sociales qui fonctionnent convenablement. Un bon dialogue social, c'est davantage de cohésion dans la société, un préalable pour davantage de croissance.  "La condition la plus certaine de la réussite, c'est la confiance. Les sociétés qui connaissent les performances les plus élevées sont celles qui ont su nouer des compromis durables."

Le décor est planté et les acteurs sociaux, Etat compris, placés devant leur responsabilité : de leur capacité à définir ensemble des solutions allant dans le sens de "l'intérêt général" dépendra la capacité de la France à surmonter ces difficultés. François Hollande a d’ailleurs utilisé à plusieurs reprises le mot de compromis, concluant son allocution avec l'expression "compromis positif".

Car - et c'est l'autre caractéristique du discours de François Hollande - la situation française est loin d'être bonne. "Je ne veux rien cacher de la situation de notre pays", a expliqué le président de la République avant d'énoncer les trois défis auxquels la France doit faire face : redressement des comptes publics, dégradation de la compétitivité, et chômage.

Sur le second point, il a regretté "la désindustrialisation (…) inacceptable." Faut-il y voir un signe en direction du Medef, toujours est-il que le président de la République dans son diagnostic a reconnu que la désindustrialisation était « la conséquence de certaines rigidités dans la structure de nos coûts qu'il nous appartiendra de corriger ».

Un thème qu'il reprendra un peu plus loin lors de son allocution en évoquant la question du financement de la protection sociale. "Nous devons trouver les nouveaux modes de financement et les nouvelles organisations de notre modèle sociale", a indiqué François Hollande, précisant qu'il considère nécessaire une réforme du mode de financement "pour qu'il ne pèse pas uniquement sur le travail." Si la TVA sociale a été abandonnée, c'est parce qu'elle pesait sur la consommation alors que la croissance était très faible. Cela ne ferme donc pas le débat sur le financement de la protection sociale.

Interrogée après le discours présidentiel, Marisol Touraine, la ministre des affaires sociales a confirmé l'analyse présidentielle : "le coût du travail ne peut pas continuer à augmenter indéfiniment", a-t-elle expliqué.

Reste à trouver une majorité sur les nouvelles voies. François Hollande a donné rendez-vous aux partenaires sociaux dans un an pour faire le point. En attendant, dès mardi 10 juillet, le premier ministre fera le bilan de ces deux jours de concertation.

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4 commentaires

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10/07/2012 - 18h28 -

Encore et toujours nos Politiques de tous bords, nos syndicats qui ne sont rien et peu représentatifs, une certaine catégorie de journaliste impartial, de gauche comme par hasard, continuent à prendre les français pour des cons et les appauvrit ce qui est pire.
Un jour viendras ou l'on fera les comptes de ceux qui ont détruit la France.
Nos entreprises ne peuvent pas se battre avec 15 points de charges en plus par rapport à nos partenaires directes: l'Allemagne entre autre....faut pas rêver.
Qui fait rentrer les impôts et taxes qui enrichit la France, les entreprises et pas l'Etat, ni les collectivités qui sont une charge...faut arrêter. Nos entreprises délocalisent même les services....on est complètement à coté de la plaque....bientôt on vivra d'amour et d'eau fraiche...!!!!!
Agent commercial depuis plus de 20 ans je n'arrête pas de voir notre industrie disparaître.
Je dis Stop, Stop et Stop et réfléchissons pour arrêter ce massacre à la tronçonneuse de politiques et syndicats incompétents ne cherchant que le pouvoir.
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10/07/2012 - 14h15 -

Réussir ce seraient ces échanges convenus avec des syndicats subventionnée et non représentatifs dans un temple du gaspillage de l'argent des contribuables!C'est vraiment le 'projet parallèle' destiné à donner le change comme dans le catéchisme marxiste. Et les journalistes sont aux anges!
Pendant ce temps, dehors la dette monte......
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09/07/2012 - 18h30 -

Beaucoup de bla bla bla,
On va voir mais la France ne peut attendre, sa situation économique est catastrophique.
La France n'est plus compétitive même par rapport à l'Allemagne, il y a plus de 15 points d'écarts ....dit on...on rêve, on continue a rêver et on prend pas les bonnes décisions.
Notre système est hélas pourri, incontrôlable, plein d'incohérences avec des acquis sociaux tel dans tous les domaines qu'on ne contrôle plus rien. La France c'est le pays du monde des mille et une exceptions....comment voulez vous que ça marche!!!!!
On marce sur la tête comme les Shadoc.... allez je rigole.... oui mais jaune!!!!
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09/07/2012 - 18h18 -

de la parlotte, une boite comme apple et facebook et bien d'autre n'aurais jamais pu voir le jour en france, c'est l'état français le premier responsable de la désindustrialisation, car rememorez vous la société d'animation qui explosait de commande et à la suite de la visite de l'inspection du travail, ils sont parti au canada, et je ne savais pas l'usine nouvelle être un journal de gauche, je suis très surpris, décalé ...
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