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L'Usine Energie

La Marche pour la "santé environnementale" a fini son tour de France

Sybille Aoudjhane , , , ,

Publié le , mis à jour le 09/07/2018 À 13H04

Durant près de deux mois, une cinquantaine de personnes ont marché de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) à Paris dans une action fédératrice de différentes revendications. Leurs inquiétudes portent principalement sur les pollutions chimique et industrielle, le nucléaire et la santé.

La Marche pour la santé environnementale a fini son tour de France
Une cinquantaine de personnes marchent de Fos-sur-Mer à Paris pendant deux mois pour la "vérité et justice pour la santé environnementale".
© Marche des cobayes

Après deux mois de route et une soixantaine d’étapes dans toute la France, la marche du mouvement Tous Cobayes a pris fin le 4 juillet 2018. Les membres du mouvement ont rencontré les cabinets du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, et du président du Parlement européen, Antonio Tajani, quelques jours avant la dernière étape à Bruxelles. Dans la capitale belge, ils ont surtout retrouvé plusieurs associations s'exprimant sur les mêmes combats.

Les Etats généraux de la santé environnementale

Le 2 juillet, le mouvement a rencontré le cabinet de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire. Il a été question de créer des Etats généraux sur le sujet de à la santé environnementale, précise Tous Cobayes sur leur site internet. Le cabinet envisage de créer cet évènement en deux temps : "des assises régionales de la santé environnementale, puis assises nationales début 2019".

Les représentants ont aussi pointé du doigt le "déficit d’information" concernant la pollution autour de sites industriels. Ils ont demandé la mise en place de groupes de travail avec l'Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (DRIEE). "Un rendez-vous fin juillet est prévu avec le Ministre lui-même pour avoir son retour sur notre cahier de doléances", indique les Cobayes. 

Réduire de 30 % les maladies chroniques

Le lendemain, 3 juillet 2018, les marcheurs ont aussi rencontré le cabinet du président du Parlement européen, Antonio Tajani. Ils décrivent avoir mené un dialogue "à la lisière de l’incompréhension" et ils ont jugé les idées du Parlement "obsolètes". Le mouvement a été soutenu par plusieurs députés européens comme Michèle Rivasi, Karima Delli et Yannick Jadot. "Un accord s’est esquissé" autour des objectifs de l’OMS de réduire de 30 % les maladies chroniques "souvent liées à des facteurs environnementaux et des polluants tels que les perturbateurs endocriniens".

Pollution atmosphérique à Chambery, Levothyrox à Lyon...

"Malbouffe, pollutions, exposition aux produits toxiques, lobbys : Basta", Tous Cobayes était parti de Fos-sur-mer mercredi 2 mai (Bouches-du-Rhône), banderoles à la main. La marche, nommée "Vérité et justice pour la santé environnementale" est née en réaction au scandale du Levothyrox. "Nous avons remarqué que les victimes étaient trop isolées et qu’il fallait fédérer les différentes thématiques, explique Sarah Ferrandi, coordinatrice de la marche. C’est pourquoi nous sommes partis de Fos-sur-Mer, symbole de tous ces enjeux, notamment de la pollution".

Conférences, réunions publiques, films, voire festivités, etc, ont été organisées à chaque étape "qui permettent de soulever une thématique particulière", précise Sarah Ferrandi. Lors de l’étape du 22 mai à Chambéry, une manifestation pour un air de qualité a été organisée. Un atelier créatif et une table ronde sur la mobilité et la qualité de l’air ont aussi été mis en place. Entre le 24 et 28 mai, les étapes à Lyon ont dénoncé le scandale sanitaire du Levothyrox devant le laboratoire Merck mais aussi les risques nucléaires à Bugey.

L’arrivée à Paris le 30 juin a voulu être forte en symboles. Les marcheurs sont partis de l’incinérateur d’Ivry jusqu’au centre de la capitale. Ils sont passés par Jussieu pour faire un point sur la question de l’amiante puis devant le palais de Justice pour discuter de la justice indépendante. La carte interactive de leur itinérance peut être consultée sur leur site

"Un comité de scientifiques s'est déjà réuni pour formaliser les différentes lois que nous voulons changer et ce que nous voulons faire concrètement, mais tout cela va se préciser au fur et à mesure", indique Sarah Ferrandi. Un bilan sera dressé le 22 septembre sur toutes les discussions engendrées par la marche. 

 

 

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