La majorité tente de mobiliser avant le vote sur les économies

La majorité parlementaire s'organise pour contrer la fronde d'une partie des députés socialistes contre le plan d'économies de 50 milliards d'euros du gouvernement français, qui devrait bénéficier le 29 avril de l'abstention des centristes de droite.

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La majorité tente de mobiliser avant le vote sur les économies

Vingt députés socialistes ont publié dans le Journal du dimanche une tribune intitulée "Courage, avançons !" pour exhorter les récalcitrants à approuver le programme de stabilité qui sera présenté à la Commission européenne pour ramener le déficit public de la France à 3% du PIB en 2015 et financer les baisses de charges promises aux entreprises. "Aujourd’hui, la France ne peut plus reculer davantage sans remettre en question les fondements même de sa souveraineté et sans hypothéquer durablement sa croissance. Nous ne pouvons plus reculer", écrivent les signataires. "Nous voterons mardi le programme de stabilité parce qu’il engage notre souveraineté financière, notre crédibilité politique et notre responsabilité collective", ajoutent-ils.

L'issue du vote de mardi, qui est consultatif mais qui représenterait un séisme pour le gouvernement s'il était négatif, est incertaine, plusieurs dizaines de députés socialistes menaçant de voter contre ce plan d'économies. Ces derniers jugent que le rythme de réduction des déficits est trop rapide, que l'on peut se contenter de 35 milliards d'économies et que les engagements patronaux en échange d'une baisse des charges sont insuffisantes pour doper l'emploi.

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SENS DES RESPONSABILITÉS

Le Premier ministre Manuel Valls a appelé vendredi ses troupes à faire preuve de responsabilité. "Je ne doute pas du choix de la majorité mardi prochain parce que c'est la majorité qui gouverne et il en va de sa responsabilité de poursuivre l'oeuvre engagée par le président de la République", a-t-il déclaré. Il a promis une "mesure forte" en faveur des petites retraites et des ménages modestes en juin prochain pour compenser le gel des prestations sociales jusqu'en octobre 2015 et s'est dit ouvert à des négociations sur le "dégel" du point d'indice des fonctionnaires si la croissance revient.

Les vingt députés socialistes qui signent la tribune dans le Journal du dimanche se félicitent de ces annonces, qui devraient être formalisées lundi lors d'une rencontre entre Manuel Valls et des élus du PS avant une réunion du bureau national du parti qui adoptera lundi soir une position "solennelle" sur le vote. "Nous souhaitons la réussite du quinquennat. Mardi, notre vote traduira cet engagement", écrivent-il en estimant qu'il faut "arrêter" de croire que cela peut se faire avec un plan d'économies ramené à 35 milliards d'euros.

Le chef du groupe socialiste à l'Assemblée, Bruno Le Roux, avait quant à lui estimé vendredi dernier qu'il y aurait des "conséquences" pour les députés qui refusent de voter ce plan. Le gouvernement devrait pouvoir compter sur l'appui des radicaux de gauche qui, outre les mesures en faveur des ménages modestes et des fonctionnaires, ont demandé dimanche qu'il renonce au décalage d'un an, jusqu'en 2015, des mesures prévues dès 2014 pour lutter contre la pauvreté.

ABSTENTION PROBABLE DE L'UDI

Dans un communiqué, Roger-Gérard Schwartzenberg, président du groupe des radicaux de gauche de l’Assemblée nationale, demande que soient maintenues les revalorisations prévues du Revenu de solidarité active (RSA-socle), du complément familial et de l’allocation de soutien.

Manuel Valls devrait aussi bénéficier de l'abstention d'une partie des députés de droite, dont les centristes qui estiment que les mesures annoncées vont dans le bon sens. "Pour l'UDI, c'est une bonne nouvelle et je ne vois pas comment nous pourrions voter contre", déclare dans le Journal du dimanche Yves Jégo, le président par intérim de l'UDI. Il envisage même de voter pour si le programme annoncé subit une accélération, ce qui est exclu par le gouvernement.

Pour Jean-Claude Mailly, le secrétaire général du syndicat Force ouvrière, en revanche, les "décisions prises risquent d’avoir un effet récessif". "Le gouvernement fait son choix, et il en aura le retour", a-t-il déclaré le 27 avril, lors de l'émission Le Grand Rendez-vous Europe 1, Le Monde, i>TELE, quelques jours avant les manifestations syndicales du 1er mai.

Avec Reuters (Yves Clarisse)

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