La maintenance prédictive est un levier de productivité

La productivité des industriels ne progresse plus autant que dans le passé. Avec les nouveaux outils digitaux, et notamment ceux de la maintenance prédictive, les industriels retrouvent d’importants gisements d’amélioration de leur efficacité. Il devient possible d’anticiper les pannes ou incidents de manière très précise et ainsi, de prendre des décisions optimales. A la clé, il y a une réduction des coûts et une amélioration significative du taux d’utilisation des équipements.

 

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La maintenance prédictive est un levier de productivité
Découvrez l'interview de Laurent d’Izarny-Gargas, Président de GE Digital en France
Pourquoi le marché de la maintenance prédictive est-il si dynamique ?
On a pu observer un ralentissement de la progression de la productivité dans l’industrie ces dix dernières années. Ceci pour plusieurs raisons : d’abord, il y a une demande croissante de personnalisation de la part des clients dans la production de masse. Par ailleurs, la société civile réclame une meilleure prise en compte de la question environnementale, en plus de l’augmentation des normes à respecter. Enfin, les industriels doivent être encore plus flexibles, ils doivent répondre à des besoins immédiats, à des petites séries. Tout cela sollicite fortement l’appareil de production, donc les machines. Il y a une mise en tension plus forte.
L’essor de l’Intelligence Artificielle et du Machine Learning, couplés à l’Internet des Objets Industriel (IIoT) ont permis l’émergence de la maintenance prédictive et nous permettent de proposer à nos clients des solutions logicielles intégrées de management des actifs.
Du coup, les industriels peuvent retrouver des marges d’amélioration de leur productivité ?
Tout à fait : la dernière génération d’outils logiciels permet d’historiser et formater des données provenant d’environnements très divers, les compiler pour identifier des corrélations, réaliser des historiques et bâtir des scenarii. Les industriels vont ainsi pouvoir calculer en temps réel un niveau de risque de panne pour chaque équipement, en fonction de ses conditions de fonctionnement et ainsi cartographier les risques et priorités de leur parc d’actifs. La visibilité élargie et transverse sur l’appareil de production qu’apportent ces technologies est source de progrès de productivité à deux chiffres alors qu’auparavant ceux-ci se chiffraient à quelques pourcents.
Quels autres bénéfices les acteurs industriels peuvent en tirer ?
Au-delà d’améliorer les coûts de maintenance, les industriels améliorent considérablement le taux de disponibilité de leurs équipements donc leur taux d’utilisation. Ils peuvent donc produire plus sans investissement supplémentaire. Une connaissance plus fine du comportement des machines en exploitation permet à leurs fabricants de mieux en prédire l’efficacité et la fiabilité, et donc d’améliorer leur offre de service après-vente. Certains font même évoluer leur business model en proposant des contrats de performance ou des solutions « as a service », à la place de vendre des machines industrielles comme aujourd’hui.
Bio express
Laurent d’Izarny-Gargas a rejoint GE Digital lors de sa création en 2016 où il a d’abord été en charge d’accompagner des usines de General Electric dans leur transformation digitale. Il avait auparavant rempli d’autres missions chez GE liées à la modernisation des réseaux d’électricité en Europe.
GE Digital est un leader mondial de l’Internet Industriel des Objets qui accompagne les groupes industriels dans leur transformation digitale, en particulier dans le domaine de la production et de la maintenance.
Contenu proposé par GE DIGITAL

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