La lutte anti-déficit, priorité pour 2011-2013, dit Baroin

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PARIS (Reuters) - La lutte contre le déficit public sera "la pierre angulaire" des réformes que souhaite mener le président Nicolas Sarkozy durant les deux dernières années de son mandat, selon le ministre du Budget, François Baroin.

La lutte anti-déficit, priorité pour 2011-2013, dit Baroin © REUTERS

"Nous allons, dans le cadre du budget triennal 2011-2013 adresser un message très fort d'inflexion du déficit et de maîtrise des dépenses", déclare le nouveau ministre, entré au gouvernement la semaine dernière, dans un entretien à paraître mercredi dans Les Echos.

En accord avec la ligne rappelée la semaine dernière par le président de la République et ce week-end par le Premier ministre, François Baroin déclare que le gouvernement va "continuer d'appliquer strictement, entre 2011 et 2013, la règle d'une progression des dépenses de l'Etat limitée à l'inflation".

"Et puis nous allons mener une réforme essentielle sur les retraites", ajoute-t-il à propos du chantier gouvernemental majeur de ces prochains mois, qui devrait déboucher sur des décisions à l'automne 2010.

Le déficit public 2009 sera "légèrement moins élevé" que les 7,9% du produit intérieur brut (PIB) prévus, précise le ministre, qui prévoit pour la "mi-mai" une deuxième conférence sur le déficit.

"DÉBAT VERTUEUX" SUR LES NICHES FISCALES

François Baroin se dit favorable à l'idée d'un "débat" sur l'inscription dans la constitution d'une règle d'équilibre des finances publiques", mais il n'est "pas sûr qu'il soit possible d'envisager une modification de la constitution avant la fin de la législature".

Le ministre du Budget confirme par ailleurs que la règle du non remplacement d'un fonctionnaire du deux partant à la retraite sera "appliquée sur la période 2011-2013, comme elle l'a été ces dernières années".

"Mais cette règle n'est pas uniforme pour tous les ministères. Elle est déclinée selon les secteurs prioritaires et la mise en oeuvre des réformes", souligne-t-il.

Sur la question de la réduction des niches fiscales, François Baroin souhaite une étude "au cas par cas au regard des évaluations qui sont en cours".

"Le coup de rabot sur l'ensemble des niches me semblerait une facilité. Je souhaite sur cette question un débat vertueux au Parlement", dit-il.

François Baroin ne remet pas en cause le "bouclier fiscal", dont la pertinence est critiquée jusqu'au sein de la majorité.

"C'est un bon principe d'équité fiscale", estime-t-il. "Laissons le dispositif fonctionner sur la durée et faisons le bilan. J'entends tous les arguments qui sont aujourd'hui développés et je ne doute pas que ce sera un des sujets, notamment avec la majorité, au coeur du débat budgétaire".

Le dispositif, qui fut l'un des engagements électoraux de Nicolas Sarkozy, limite à 50% des revenus les impôts dus par un particulier.

Elizabeth Pineau, édité par Benoît Van Overstraeten

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