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"La loi de Moore est bien vivante pour longtemps encore", assure Brian Krzanich, patron d’Intel

Ridha Loukil ,

Publié le

Alors que la loi de Moore, qui régit depuis 50 ans la progression des puces électroniques, est donnée pour morte par beaucoup d’experts, Brian Krzanich, le patron d’Intel, assure qu’elle est toujours vivante. Le patron du numéro un mondial des semiconducteurs la voit même se prolonger au-delà de sa propre carrière.

La loi de Moore est bien vivante pour longtemps encore, assure Brian Krzanich, patron d’Intel
Brian Krzanich, CEO d'Intel, confiant dans la poursuite de la Loi de Moore
© Intel

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En partenariat avec Industrie Explorer

La Loi de Moore est-elle morte ? Beaucoup d’experts des semiconducteurs le pensent. Mais pas Brian Krzanich, CEO d’Intel. « La loi de Moore est bien vivante et florissante », assure le patron du numéro un mondial des semiconducteurs lors de sa conférence de presse au Consumer Electronics Show, le grand salon de la high-tech qui se tient à Las Vegas, aux Etats-Unis, du 5 au 8 janvier 2016.

Arrivée de la technologie de 10 nanomètres

Intel a profité de l’évènement pour introduire sa prochaine génération de processeurs Cannon Lake en technologie FinFET 10 nm, réalisés avec des transistors 3D et une gravure de 10 nanomètres. Cette génération de puces est attendue sur le marché au deuxième semestre 2017. Elle va succéder à la génération actuelle Kaby Lake en gravure de 14 nanomètres. « Pour ceux qui se demandent si la loi de Moore est en vie et si la technologie de 10 nanomètres va arriver, la réponse est absolument oui, conclut Brian Krzanich.  Et je crois que la loi de Moore va se prolonger au-delà de ma propre carrière. » Sachant qu’il a 56 ans, ceci laisserait une bonne dizaine d’années de vie à la Loi de Moore.

Depuis plus de 50 ans, la loi de Moore régit la progression des circuits intégrés électroniques, la base d'évolution de toute l’industrie du numérique. Annoncée en 1965 par Gordon Moore, alors directeur R&D chez Fairchild Semiconductor, elle prévoit le doublement de la densité des puces électroniques tous les deux ans. Un rythme que l'industrie des semiconducteurs peine de plus en plus à respecter depuis que la finesse de gravure a franchi le seuil des 90 nanomètres, il y a environ 10 ans.

Ralentissement de la loi de Moore chez Intel

Ceci est vrai même pour Intel, qui a fait de la Loi de Moore un axe stratégique d’innovation et un avantage compétitif déterminant sur ses concurrents. Devant les difficultés de miniaturisation et les problèmes inattendus de rendement de fabrication qu’elle entraîne, le géant américain des semiconducteurs a du reporter d’un an le lancement commercial de la technologie de 14 nanomètre puis d’autant celle de 10 nanomètres. « Le rythme de progression n’est plus de deux ans comme avant, il est désormais de deux ans et demi à trois ans », a reconnu Brian Krzanich pour justifier ce ralentissement.

Aujourd’hui, la feuille de route de l’industrie des semiconducteurs prévoit trois étapes de miniaturisation : 7 nanomètres, 5 nanomètres et 3 nanomètres. Mais rien après. En mars 2016, l’industrie a pris acte de la fin proche de la loi de Moore et jeté la base d’une autre démarche de progression au nom « More than Moore ». Le but est d’utiliser d’autres leviers de progression que la miniaturisation comme le changement de matériaux, la combinaison de différentes fonctions ou la construction de puces en 3D.

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