La loi d’amnistie sociale, un "message de paix"... sauf au sein du gouvernement

Après le vote par le Sénat d’une proposition d’amnistie des délits commis lors des conflits sociaux, les réactions politiques se sont multipliées. Encore un sujet de division au sein de la majorité.

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La loi d’amnistie sociale, un

Un "message de paix, de dialogue". C’est ce que voit Benoît Hamon dans la loi d’amnistie sociale. Mercredi 27 février, le Sénat a voté une proposition d'amnistie des délits commis lors de conflits sociaux. L’initiative vient de Jean-Luc Mélenchon et des communistes. Elle doit désormais être débattue à l’Assemblée nationale.

Le texte assure l’amnistie des faits passibles de cinq ans de prison ou moins, commis à l'occasion de conflits ou de manifestations sur la voie ou dans des lieux publics. Une initiative perçue par la droite comme la reconnaissance d'un "droit de casser dans les entreprises".

Même au sein du gouvernement, les divergences se font sentir. "Je reste sceptique sur le principe de l'amnistie" a commenté Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, interrogé sur RTL ce lundi 4 mars. "Je crois d'abord aux exigences du dialogue social qui permet de lutter contre les dérives et pour l'emploi".

Alors que Benoît Hamon, le ministre délégué à la consommation, exclut l'"encouragement à la violence" brandi par l’opposition.
Des accusations récusées également par le leader de la CGT, le dimanche 3 mars. "La CGT n'a jamais préconisé le recours à la violence" mais "il faut comprendre d'où vient cette violence lorsqu'elle s'exprime, quand des salariés sont jetés à la rue comme des malpropres".

"La première des impunités pour moi est patronale", a-t-il jugé. Dans ces cas,"vous pouvez admettre que des gens aient envie de brûler ce qui est à leur portée, ça ne veut pas dire que vous les encouragez et que vous les approuvez", a conclu Bernard Thibault.

Astrid Gouzik

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