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La lettre du social et du management du 4 au 10 mars

Christophe Bys

Publié le

La lettre du social et du management du 4 au 10 mars © FlickrCC

Retraites complémentaires : travailler plus pour toucher plus
Après le régime général, les régimes complémentaires se réforment. Si l’organisation des premiers relève de la Loi, les seconds sont gérés par les partenaires sociaux (syndicats de salariés et d’entreprises). Il n’empêche que les bornes d’âge ayant changé pour le régime général, celles prévalant pour les complémentaires devraient aussi être relevées. C’est en tout cas le souhait du Medef, tel que l’a exprimé Jean-François Pillard lors d’une rencontre avec l’Ajis (association des journalistes de l’information sociale). De même, l’organisation patronale a proposé aux partenaires syndicaux un projet d’accord dans lequel les cotisations n’augmenteraient pas. Il en va de la compétitivité de l’économie française, explique le négociateur du syndicat patronal. Deux perspectives qui n’enchantent pas vraiment les syndicats de salariés.

En contrepartie, le Medef propose de relever le rendement des retraites complémentaires, qui n’a cessé de baisser de négociation en négociation. Autrement dit, 100 euros cotisés rapportent de moins en moins au retraité. Evoquant le passé, Jean-François Pillard parle de « chasse neige », avec des accords visant surtout à repousser les problèmes plus tard : « On voit bien que les problèmes structurels ont été en permanence repoussés parce qu'on les traitait provisoirement », a-t-il expliqué. Pour lui, il n’est pas possible de continuer sur cette voie : les déficits des régimes complémentaires menacent. Il prévient que la baisse future des revenus des retraités « aura à terme un effet négatif sur la croissance économique » car c’est le pouvoir d’achat des seniors qui est concerné.  « Nous sommes prêt à examiner les conditions dans lesquelles on pourrait stabiliser le taux de rendement », a expliqué Monsieur Pillard. En échange, il souhaite que la question des avantages familiaux soit revue. Il s’interroge aussi sur le coût pour les régimes complémentaires (1 Milliard) des mesures dérogatoires prises lors du débat sur le régime général (carrières longues, avantages familiaux…). Sans le dire, il aimerait bien que l’Etat assume aussi ses responsabilités.

De mauvais résultats financiers augmentent l’absentéisme
Alma Consulting publie pour la troisième fois un baromètre sur le taux d’absentéisme dans les entreprises. Il en ressort qu’en moyenne le taux au 1er janvier 2010 atteint 4 %, soit un recul de 0,85 point par rapport à l’année précédente. Comme toujours, en pareil cas, la moyenne dissimule d’importantes différences selon les secteurs, les régions ou la taille de l’entreprise. C’est dans le BTP que l’absentéisme est le plus faible (3.22 %) alors qu’il est beaucoup plus fort dans les services (4,40 %) ou la santé (5.83 %). En outre, les petites entreprises sont beaucoup plus concernées par les absences de leurs salariés (le taux atteint 4.7 %) que les grandes entreprises (4,61 %). Dernier enseignement à noter alors que la réforme des retraites devrait augmenter mécaniquement l’âge moyen de la population active : le taux d’absentéisme des salariés les plus âgés (5.21 % pour les plus de 51 ans) est plus de deux fois supérieur à celui des plus jeunes (2,34 % chez les moins de 30 ans). Il n’est donc guère étonnant si 17 % des DRH interrogés pointent le vieillissement de la population salariée comme facteur influençant l’absentéisme, juste derrière la pénibilité du travail (38 %) et la maladie (22 %).

Au-delà de ces aspects structurels, la conjoncture aurait aussi une influence sur le taux d’absentéisme. Pour 65 % des DRH consultés, la crise économique aggraverait le phénomène. Ainsi, les auteurs de l’étude notent que « les entreprises dont les résultats financiers se sont dégradés connaissent un taux d’absentéisme de 4.38 %, supérieur à la moyenne nationale. »

Bientôt un congé de paternité obligatoire ?
La question de l’égalité professionnelle est posée avec un peu plus d’insistance, une fois par an, lors de la journée de la femme. La présidente du Medef, Laurence Parisot, a indiqué qu’elle souhaiterait l’instauration d’un « congé de paternité obligatoire », dans un premier temps plus court que celui des mères. Interrogé sur le sujet, le ministre du Travail, Xavier Bertrand n’a pas écarté l’idée, pourvu que les partenaires sociaux se mettent d’accord sur le sujet.

Lors du premier diner débat de l’association « Elles bougent », qui milite notamment pour que les jeunes filles embrassent les carrières scientifiques, Guy Maugis, président de Bosch France a indiqué qu’outre Rhin cette mesure existait et posait des problèmes : « les hommes ne préviennent pas. Il n’est pas facile pour les entreprises de devoir gérer des absences de plusieurs semaines non planifiées », d’où une désorganisation des entreprises. Les futurs papas ignoreraient quand naîtra leur progéniture et oublient en conséquence de prévenir les entreprises, a-t-il expliqué en substance ! A quand une journée de l’homme amnésique pour lui rafraichir la mémoire ?

Christophe Bys

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Préparez vous à savoir :
Le 4e train pour l’emploi et l’égalité des chances partira de la gare du nord mardi 15 mars.
Le 16 mars, le medef organise un forum sur le thème « aidons les jeunes à construire leur avenir ».
renseignements auprès d’Arnaud Delaunay au 01 53 59 17 32

Crédit photo : http://www.flickr.com/photos/7941044@N06/3357212200
 
 

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