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La justice française ouvre une enquête sur le mariage à Versailles de Carlos Ghosn en 2016

Simon Chodorge , , ,

Publié le

Une enquête préliminaire a été confiée à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff) pour examiner la fête de mariage organisée par Carlos Ghosn à Versailles (Yvelines) en 2016. Renault avait signalé en février un versement au "bénéfice personnel" du dirigeant d'une valeur de 50 000 euros. Ces informations sont révélées juste avant la tenue d'un conseil d'administration chez Nissan, mardi 12 mars.

La justice française ouvre une enquête sur le mariage à Versailles de Carlos Ghosn en 2016
Renault avait signalé en février un versement au "bénéfice personnel" de Carlos Ghosn d'une valeur de 50 000 euros.
© Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) pour examiner les conditions financières dans lesquelles Carlos Ghosn a organisé sa fête de mariage au château de Versailles (Yvelines) en octobre 2016. Cette information est révélée alors qu’un conseil d’administration du groupe Nissan est prévu mardi 12 mars au Japon.

L’enquête a été confiée à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff). Elle donne suite à un signalement à la justice fait par Renault en février 2019, quand Carlos Ghosn était toujours détenu au Japon pour soupçons de malversations financières et d’abus de confiance aggravé.

Une contrepartie de 50 000 euros

Dans son signalement à la justice française, le groupe Renault avait révélé l’existence d’une contrepartie affectée au “bénéfice personnel” de son ancien PDG d’une valeur de 50 000 euros. L’industriel est ainsi soupçonné d’avoir utilisé une convention de mécénat liant Renault au Château de Versailles pour louer la galerie des Cotelle et le péristyle du Grand Trianon pour sa fête de mariage en 2016. Des faits qui pourraient relever de l’abus de bien social.

L’avocat en France de Carlos Ghosn, Jean-Yves Leborgne, avait alors défendu son client sur franceinfo en parlant d’un “malentendu”. Selon l’avocat, le patron déchu était également prêt à rembourser la valeur de cette contrepartie.

Des enquêtes concentrées au Japon jusqu'à présent

Jusqu’à présent, les enquêtes visant Carlos Ghosn étaient concentrées au Japon et sur ses activités chez Nissan malgré des procédures internes chez Renault. L’homme d’affaires a été libéré sous caution le 6 mars mais il est toujours étroitement surveillée par les juges japonais.

À notre connaissance, l’ouverture de l’enquête de l’Oclciff est donc la première en France depuis le début de l’affaire Carlos Ghosn en novembre 2018. En janvier, Libération avait également révélé que le dirigeant n’était plus résident fiscal en France depuis 2012. Néanmoins, la légalité de ce statut n’a pas été remise en cause à ce jour.

Carlos Ghosn, déçu de ne pouvoir être au CA de Nissan

Carlos Ghosn n’a pas encore réagi à l’ouverture de cette enquête. En revanche, il s’est dit déçu de la décision du tribunal de Tokyo de rejeter sa demande de participation au conseil d'administration de Nissan. "M. Ghosn est déçu que la cour ait rejeté sa requête de participer au conseil d'administration de Nissan [...] En tant membre élu du conseil d'administration, M. Ghosn est prêt à remplir ses obligations professionnelles envers les actionnaires qui l'ont élu", dit un communiqué d'un porte-parole de Carlos Ghosn.

"Il est regrettable que les accusations sans fondement à son encontre aient empêché le déploiement de ses idées et de ses perspectives au service de la société qu'il servait depuis vingt ans", ajoute le porte-parole.

Le rejet de sa demande intervient alors que Renault, principal actionnaire de Nissan, a confirmé être en discussion avec ses deux partenaires japonais Nissan et Mitsubishi en vue de créer un nouvel organe commun au sein de l'alliance pour faciliter leur collaboration.

Avec Reuters

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