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La justice britannique veut neutraliser les ferries d'Eurotunnel, la France réagit

Elodie Vallerey , , ,

Publié le

Le 20 mai, l'autorité britannique de la concurrence a décidé d'interdire provisoirement aux ferries de la société MyFerryLink, du groupe Eurotunnel, d'opérer depuis le port de Douvres pour desservir Calais. Le secrétaire d'État français au Transport s'inquiète du préjudice commercial et sur l'emploi que pourrait avoir cette décision.

La justice britannique veut neutraliser les ferries d'Eurotunnel, la France réagit © Calotype46 - Flickr - C.C.

Un coup de Trafalgar. Par sa décision du 20 mai, l'autorité britannique de la concurrence n'a fait qu'entériner les différentes étapes de la longue procédure entamée par le Royaume-Uni pour dénoncer la reprise, par la Scop française MyFerryLink, des liaisons trans-Manche anciennement assurées par SeaFrance.

"La Competition and Markets Authority (CMA, autorité de la concurrence et des marchés britannique, ndlr) a confirmé de manière provisoire une décision préalable de la Commission de la concurrence interdisant à Eurotunnel d'opérer un service de ferries depuis Douvres", a indiqué l'autorité dans un avis mis en ligne sur son site.

Pour la CMA, "si Eurotunnel était autorisé à continuer ses services de ferry depuis Douvres, (la conséquence serait qu') un concurrent devrait probablement se retirer (de la ligne) Douvres-Calais". Pour l'autorité, le fait qu'Eurotunnel exploite à la fois la liaison ferroviaire du tunnel sous la Manche et de l'un des deux services de ferries sur cette zone revêt un caractère de concurrence déloyale.

préjudice commercial et remise en cause de l'emploi

Le service de liaisons trans-Manche entre Calais et Douvres assuré par la Scop MyFerryLink a démarré en août 2012. Il est basé sur les trois ferries ayant appartenu à la société SeaFrance rachetés par le groupe Eurotunnel. Lors de l'acquisition, ce dernier avait alors indiqué qu'il pourrait revendre les ferries au bout d'une période réglementaire de cinq ans au double de leur valeur d'acquisition, soit 60 millions d'euros l'unité.

Dans sa décision préliminaire, la CMA rejette également l'idée d'un retrait du groupe Eurotunnel de l'actionnariat de MyFerryLink et d'une exploitation totale des liaisons par la Scop.

Pour le secrétaire d'État français au Transport Frédéric Cuvillier, il est nécessaire de "trouver une solution pour éviter un préjudice commercial et la remise en cause de l'emploi et de l'activité économique", a-t-il indiqué à l'AFP avant de rencontrer à ce sujet le secrétaire d'État britannique aux entreprises Michael Sallon ce 20 mai.

"Nous allons faire connaître aux autorités britanniques notre très vive préoccupation", dénonçant une "décision injuste, que nous contestons".

Si la CMA confirme sa décision, attendue courant juin, la société MyFerryLink aura un délai de six mois pour mettre un terme à sa desserte de Douvres.

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