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La joaillerie veut se donner une nouvelle "Impulsion"

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A chaque secteur son plan de restructuration. Après la filière mode et textile, c’est au tour de la bijouterie et joaillerie de tenter un nouveau départ.

La joaillerie veut se donner une nouvelle Impulsion © DR

C’est sous le nom d’Impulsion 2010-2011 que les acteurs du monde de la joaillerie et bijouterie ont présenté leur plan d’attaque pour lutter contre la crise. « C’est un plan d’action dynamique et proactif, qui redonne une énergie collective et partenariale à la filière, touchée par la crise », a expliqué Berndatte Pinet-Cuoq, présidente déléguée de l’Union française de la bijouterie, joaillerie, orfèvrerie, des négociants en diamants, pierres précieuses et perles (BJOP).

Car l’ensemble de la profession a  souffert de la crise. En 2009, elle a fait chuter de 17% le chiffre d’affaires du secteur, à 1,8 milliard d’euros. Les ventes ont reculé de 2% à 5,2 milliards d’euros et la production a marqué le pas en tombant à 1,5 milliard d’euros. Autant de chiffres qui ont de quoi effrayer les 3 048 entreprises du secteur. « La grave crise vécue par l’ensemble de la filière depuis 2008 révèle des faiblesses structurelles reconnues aujourd’hui par tous les acteurs », explique Nicolas Rousseaux, président du cabinet Médiation qui a piloté cette enquête.

Mutation de l’industrie du bijou

Depuis une trentaine d'années, fabricants et donneurs d'ordres sont passés d'un « système fondé sur un lien de confiance historique et fortement localisé à un éclatement des sources d'approvisionnement, mais aussi des ateliers et des lieux de ventes », explique Frédéric Mathon, à la tête du BJOP. Pour pallier ces difficultés, le comité de pilotage mis en place préconise de tisser de nouveaux liens, en réussisant « la mutation de l’industrie du bijou, réinventant un nouveau mode de coopération entre sous-traitants, négociants et maisons et  en mettant en avant le savoir-faire français ». Un argument dans l’air du temps avec le label Made In France voulu par le gouvernement.

Concrètement, dans les dix huit mois à venir, les acteurs devraient signer une charte de bonnes pratiques, à l’instar de celle signée dans le milieu de la mode et du textile. Certaines entreprises devraient bénéficier d’audits permettant d’améliorer leur compétitivité.  Le label Joaillerie de France lancé en 2006 devrait permettre à celle-ci de progresser encore, puisqu’il assurera la traçabillité des matières premières utilisées pour les bijoux. Mais l’initiative la plus originale devrait être la tenue en juin d’un forum Speed Networking, destiné à trouver des opportunités de collaboration entre ateliers et griffes lors de face-à-face de vingt minutes.

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