La Hongrie se "fiche" de nos valeurs, dit Beaune qui espère des sanctions

(Reuters) - On ne peut pas profiter de la solidarité budgétaire de l'Union européenne (UE) et bafouer ses valeurs, a déclaré mercredi Clément Beaune, le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes, interrogé sur les sanctions à imposer à la Hongrie sur la question des LGBTQIA (personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queers, intersexes et asexuelles).

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La Hongrie se
Le Parlement hongrois a approuvé la semaine dernière un projet de loi interdisant "la représentation et la promotion d'identités de genre différentes du sexe à la naissance, du changement de sexe et de l'homosexualité" auprès des personnes de moins de 18 ans. /Photo prise le 14 juin 2021/REUTERS/Marton Monus

"Je ne peux pas expliquer aux Français qu'on paie la solidarité européenne, le solidarité budgétaire à l'égard de la Pologne et de la Hongrie par exemple, mais qu'ils se fichent de nos valeurs", a-t-il dit sur RTL.

"Je ne suis pas pour l'exclusion de la Hongrie de l'UE (...)je préfère des sanctions et maintenant il faut passer aux actes," a poursuivi Clément Beaune.

Le Parlement hongrois a approuvé la semaine dernière un projet de loi interdisant "la représentation et la promotion d'identités de genre différentes du sexe à la naissance, du changement de sexe et de l'homosexualité" auprès des personnes de moins de 18 ans.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a qualifié le texte de "honteux" et a demandé aux commissaires chargés du dossier d'étudier des mesures contre la Hongrie avant l'entrée en vigueur du texte.

Son initiative a été soutenue par une majorité de dirigeants de l'Union européenne qui se sont engagés à poursuivre le combat contre les discriminations à l'égard des LGBTQIA.

"On peut avoir des sanctions dans les prochains mois mais c'est trop long et les sanctions financières ne sont pas assez puissantes", a ajouté Clément Beaune.

Le secrétaire d'État souhaite une révision des procédures de sanctions pour qu'elles soient appliquées plus rapidement quand la France prendra la présidence de l'UE en 2022.

(Reportage Kate Entringer, édité par Blandine Hénault)

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