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L'Usine Agro

La guerre des prix n’épargne pas les producteurs bio

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Bio Alors que les négociations commerciales 2018/2019 entrent dans leur dernière ligne droite dans l'agroalimentaire, les producteurs bio dénoncent la pression que fait peser sur eux la grande distribution.  

La guerre des prix n’épargne pas les producteurs bio
Les producteurs d'aliments bio ne sont pas épargnés par la guerre des prix
© Denis / Réa

La guerre des prix n’épargne personne. Pas même les producteurs bio qui, dans un communiqué envoyé lundi 21 janvier, déplorent la pression exercée par la grande distribution. Victimes de leur succès et de leur entrée massive dans les rayons des supermarchés, les producteurs et transformateurs de nourriture bio sont désormais soumis à la pression baissière sur les prix. Une situation dénoncée par Synabio, le principal syndicat du secteur.

Un sECTEUR MOTEUR POUR LA GRANDE DISTRIBUTION

Alors que le bio continue d’être l’un des secteurs moteurs de la consommation avec une croissance à deux chiffres et un chiffre d'affaire de 8,3 milliards d'euros en 2017, les professionnels du secteur n’échappent plus à la guerre des prix que se livrent les industriels, les producteurs et les distributeurs lors des négociations commerciales annuelles.

Daniel Tirat, directeur général du leader du bio Bjorg, avait pourtant déjà mis en garde le secteur dans les colonnes de L’Usine Nouvelle en juin dernier "Le bio est l’un des secteurs qui continue de croître alors que l'agroalimentaire, de manière générale, est plutôt sur une tendance baissière. Les distributeurs ont donc également besoin de grandes marques historiques du bio pour avancer. Nous devons toutefois prêter attention à ce que les travers de l’agro-industrie conventionnelle, notamment en terme de guerre des prix, ne se reproduisent pas."

28% des entreprises sous pression

Un signal d’alarme qui n’aura pas été entendu puisque selon les données collectées par Synabio, le principal syndicat des entreprises de la bio, qui regroupe 200 partenaires, la pression des distributeurs s’exerce avant tout sur les prix : "28% des entreprises bio se voient ainsi réclamer une baisse de tarif avant toute discussion. A l’issue des premiers rounds de négociation, cet indicateur monte à 40%", souligne le syndicat qui déplore une situation d'autant plus tendue que "70 % des entreprises nous alertent sur une hausse du prix des matières premières qui se répercute sur leur tarif.".

Des pratiques inadaptées à la réalité de l’agriculture bio qui amènent Jean-Marc Levêque, le président de Synabio, à demander aux enseignes de la grande distribution de modifier leur approche des filières bio : "Nous appelons la grande distribution à tenir compte des hausses des matières premières bio en accord avec les engagements pris lors des Etats généraux de l’alimentation. Comme Didier Guillaume, le Ministre de l’Agriculture, le rappelait encore avec force le 15 janvier dernier, il faut éviter pour la bio la guerre des prix qui a tant nui au secteur agroalimentaire français." 

Reste à savoir si le message sera entendu. Les négociations commerciales annuelles se clôtureront fin février.

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