La grogne des producteurs d’hydroélectricité locale

Les contrats d’obligation d’achat négociés en 1995 pour l'hydroélectricité doivent arriver à échéance en octobre 2012. Qu’adviendra-t-il ensuite ? La fédération des producteurs autonomes d’électricité s’inquiète et s’interroge. A qui profiterait cet affaiblissement des petits producteurs ?

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La grogne des producteurs d’hydroélectricité locale

"Dans notre administration, 'big is beautiful' ! Ils n’ont d’yeux que pour les gros producteurs !", s’indigne Daniel Soreau, président de la fédération des producteurs autonomes d’électricité, interrogé par L’Usine Nouvelle.

En 1997, des contrats d’obligation d’achat sont négociés avec EDF pour 15 ans. Ils doivent prendre fin en octobre 2012. Si les discussions avec les autorités locales se révèlent utiles, elles sont bien plus problématiques au niveau national, selon Daniel Soreau. "Nous avons été reçus au ministère de l’Industrie en janvier, la rencontre a été difficile".

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Des investissements colossaux

Le point d’entrave de ces négociations ? Le ministère, pour que ces contrats soient renouvelés, demandait aux 2 000 centrales hydrauliques locales d’investir massivement. "1 000 euros par kW installé dans un premier temps, puis ils sont descendus à 800 euros du kW", explique-t-il. "Mais compte-tenu de la rentabilité de nos installations, on ne peut dépasser un investissement de 300 euros par kW installé".

Simple opération de déstabilisation, selon Daniel Soreau. Une énième manipulation pour faire la part belle à EDF, GDF Suez, et autres Direct Energie. "Si les contrats sont renégociés, beaucoup de petits producteurs vont être obligés de céder leurs centrales pas cher. Et ce serait alors une aubaine pour tous ces gros groupes qui savent qu’on a désormais besoin d’électricité localement. Ils nous inquiètent pour mieux nous racheter à bon prix", argue Daniel Soreau.

Pourtant certains parlementaires, des associations d’élus locaux et des organisations territoriales soutiennent les demandes de la fédération, conscients de ce que leur petite industrie est essentielle pour renforcer le tissu économique régional.

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