La grève s'achève, et bien raffinez maintenant

Le spectre de la pénurie s'éloigne. Le mouvement de grève dans les raffineries s'essouffle. Usine nouvelle fait le point sur les raffineries qui se remettent au travail.

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La grève s'achève, et bien raffinez maintenant

"On est en sortie de crise", affirme aujourd’hui Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), confirmant que les douze raffineries du pays étaient " en passe de reprendre le travail". Pour l'heure, la demande tourne autour de 150.000 tonnes de produits pétroliers par jour, dont 100.000 sont importés et 50.000 sont puisés dans les stocks.

3 sites indécis. Aujourd’hui, neuf des douze raffineries françaises ont officiellement repris le travail. La raffinerie des Flandres, à Dunkerque (Nord) et celle de Normandie, près du Havre ont voté la fin du mouvement contre la réforme des retraites. La reprise du travail a également été décidée sur le site Ineos (ex-BP) de Lavera (Bouches-du-Rhône), à la suite d'un vote des salariés.

La direction de Total a annoncé de son côté que "l'ensemble des sites devrait avoir mis fin au mouvement en milieu de journée". Le coordinateur CGT de Total, Charles Foulard, a confirmé vendredi que les raffineries du groupe allaient vers une reprise du travail, mais il a ajouté qu’ "il ne faut pas préjuger de ce qui va se passer dans les assemblées générales". Des votes sont attendus dans la journée dans celles de Total à Donges (Loire-Atlantique), Feyzin (Rhône) et Grandpuits (Seine-et-Marne)

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Besoin de brut. Autre nécessité pour produire du pétrole : le brut. Les raffineries sont dépendantes du bon fonctionnement des terminaux pétroliers. Les salariés des terminaux pétroliers de la Compagnie industrielle maritime (CIM) du Havre ont voté la reprise du travail, ce qui va permettre de réalimenter en pétrole brut les trois raffineries normandes ainsi que celle de Grandpuits qui reçoit son brut du Havre par pipeline.

Néanmoins, six raffineries françaises restent dans l'incapacité de reprendre une production normale tant que dure la grève des terminaux pétroliers de Fos-Lavéra (Bouches-du-Rhône), qui en est à son 33e jour. 79 navires dont 20 pétroliers de brut et 15 pétroliers de produits raffinés sont en attente dans la rade de Fos. Actuellement, seule la raffinerie d'Esso à Fos-sur-Mer tourne à débit minimum (60%) en puisant dans les stocks stratégiques.

Bilan de l’Ufip. Tirant un premier bilan du mouvement, Jean Louis Schilansky souligne l'ampleur de la facture pour l'industrie pétrolière, évaluée à "des centaines de millions d'euros", un chiffre plus précis devant attendre le déblocage du port de Marseille.

"C'est gigantesque pour un seul secteur industriel", a-t-il souligné, ajoutant que "chaque jour qui passe alourdit la charge"."Le seul point de blocage reste le port de Marseille", souligne M.Schilansky, pour qui cette situation dépend du gouvernement, puisque ce port est "un établissement public". Mais dès qu'il fonctionnera, "4 à 5 jours après, tout le territoire sera normalisé", ajoute-t-il.

Le Patron de l’Ufip a rappelé que durant ces mouvements "le pays était au bord de la paralysie" et a affirmé vouloir en "tirer les leçons", afin que cela ne se reproduise plus.

Morgane Remy

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