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La grève de la SNCF coûte 25 millions d’euros par semaine aux entreprises de la chimie

Gaëlle Fleitour , , , ,

Publié le

Faute de trains, c’est aussi le fret des marchandises qui est perturbé. Pour les industriels de la chimie, très utilisateurs du rail, notamment pour le transport des produits dangereux, la situation devient critique, selon leur syndicat.

La grève de la SNCF coûte 25 millions d’euros par semaine aux entreprises de la chimie © Éric NOTARIANNI/CIT’images

Reconduite pour la deuxième semaine consécutive, la grève de la SNCF n’exaspère pas que les particuliers. Chez les industriels de la chimie, on ne décolère pas. Car la grève perturbe aussi le fret de marchandises, dont 10% s’effectue par le ferroviaire pour cette industrie. C’est notamment la voie privilégiée pour le transport des produits dangereux.

 

Retrouvez notre dossier : Au-delà de la grève SNCF, pourquoi les trains ne roulent pas

 

Résultat, la grève affecterait 400 à 500 entreprises représentant 8 milliards d’euros de chiffre d'affaires et 16 000 emplois. La situation serait même "très critique pour certaines, affirme leur syndicat, l’Union des industries chimiques.

Des arrêts de production au bout de dix jours de grève ?

"Certaines unités de production risquent de s’arrêter si elles ne sont pas livrées par voie ferroviaire au plus vite, déplore l’UIC. Car le fret ferroviaire peut être vital pour l’approvisionnement de matières premières et l’expédition de produits finis, surtout s’il s’agit de matières premières dangereuses. Et il n’y a pas de report possible sur la route, à cause des réglementations et des investissements à réaliser." Les industriels ont fait leurs calculs : si la grève dure plus de dix jours, elle pourrait conduire à des arrêts significatifs de production et à du chômage partiel, à cause des limites de stockage des produits sur site.

Déjà, selon l’UIC, la perte financière liée à la grève se chiffre à 25 millions d’euros par semaine pour ces entreprises, pour beaucoup des PME ou entreprises de taille intermédiaire. "La chimie est un secteur de base qui livre ses produits à beaucoup d’autres secteurs industriels, insiste l’UIC. La situation critique dans laquelle nous sommes entraînera des problèmes d’approvisionnement sur toutes les filières industrielles."

Gaëlle Fleitour

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