La Grèce veut des détails au plus vite sur l'échange de dette

par Matthias Sobolewski

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BERLIN (Reuters) - La Grèce a demandé aux banques européennes d'expliciter d'ici au 9 septembre la manière dont elles entendent participer à un échange de dette, selon les termes d'une lettre confidentielle expédiée aux créanciers et que Reuters a pu consulter.

L'objectif de cet échange est de rendre plus supportable les coûts de financement de la Grèce et de dégonfler son endettement.

Une réponse est souhaitée dès que possible, "mais pas plus tard que le 9 septembre à 17h00 (heure locale)" explique la lettre.

"Afin mettre en ordre le soutien financier qui sera nécessaire de la part des institutions du secteur public dans le cadre de cette transaction, il est nécessaire d'obtenir dès que possible une indication des attentes des créanciers institutionnels (...) au regard de leur participation à ladite transaction", peut-on lire dans la lettre.

Les créanciers du secteur privé ont accepté d'assumer une perte 21% sur leurs avoirs obligataires, dans le cadre d'un effort de 37 milliards d'euros au plan de sauvetage d'Athènes.

Les banques doivent encore se décider entre quatre options différentes sur les modalités de cette contribution.

La Grèce espère obtenir un échange de titres ou un rollover sur 135 milliards d'euros de sa dette extérieure, ce qui correspond à un taux de participation des créanciers privés de 90%.

Afin de s'assurer que ce seuil sera atteint, Athènes envisage de prolonger de quatre ans le processus d'échange de titres, afin d'y inclure le papier arrivant à échéance en 2024.

Gregory Schwartz pour le service français, édité par Nicolas Delame

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