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La grande réforme du ferroviaire sur les rails… pour 2015

Olivier Cognasse , , ,

Publié le

Les rapports de Jean-Louis Bianco et de Jacques Auxiette sont sur la table du Premier ministre. Enjeu : voter une loi en fin d’année.

La grande réforme du ferroviaire sur les rails… pour 2015 © Luca Xavier Bozzo - Flickr - C.C.

Jean-Louis Bianco assure qu’ils "ont travaillé de manière indépendante". L’ancien secrétaire général de l’Elysée, mandaté par le gouvernement pour rédiger un rapport sur les grandes orientations de la future réforme du ferroviaire et Jacques Auxiette, le président de la Commission infrastructures et transports de l’Association des régions de France, qui a présenté les propositions des régions, sont pourtant d’accord sur l’essentiel. Jean-Louis Bianco propose un service public modernisé qui réponde aux demandes des citoyens et des entreprises.

Cette organisation est basée sur trois Etablissements publics à caractère industriel et commercial (Epic) : un établissement "mère", le pôle public ferroviaire qui chapeaute le Gestionnaire d’infrastructure unifié (GIU) et la SNCF. Le GIU regroupe Réseau ferré de France, SNCF Infra et la Direction de la circulation ferroviaire (entité de la SNCF). Cette réforme doit être mise en place rapidement dès 2015 selon le souhait de Jean-Louis Bianco, qui attend le vote d’une loi en fin d’année. Car il y a urgence ! Très largement endetté (plus de 30 milliards d’euros), le transport ferroviaire français ne survivra qu’au prix d’une réforme importante et urgente. Aujourd’hui, il perd chaque année 1,5 milliard d’euros, notamment en raison des chantiers nombreux destinés à moderniser le réseau, qui vieillissait à vue d’œil.

Retour à l’équilibre

Les deux auteurs sont d’accord pour stabiliser la dette avec un plan de retour à l’équilibre sur dix ans. Il s’articule autour de trois solutions : une meilleure organisation avec le GIU, une performance accrue et un Etat qui renonce à 500 millions d’euros de dividendes de la SNCF. Dans une période de disette des finances publiques, il n’est pas certain que l’Etat se montre si magnanime. Quant à la meilleure organisation souhaitée par Guillaume Pepy, le président de la SNCF et Jacques Rapoport, le président de RFF, elle découlerait de la création du GIU qui engendrerait un certain nombre d’économies.

Enfin, davantage de productivité veut dire un changement d’organisation pour rendre les cheminots de la SNCF plus productifs. Une révolution qui s’accompagnerait de la mise en place d’un "cadre social modernisé" unique à la branche ferroviaire pour préparer l’arrivée de la concurrence, tout en conservant le statut des cheminots. Cette partie s’annonce délicate. Les syndicats n’ont pas tardé à réagir…

De trains de grande ligne à 220 km/h

Les régions veulent aussi avoir leur mot à dire. Jacques Auxiette, le président des Pays de Loire, demande des ressources fiscales pour les régions et le droit pour chacune d’entre elles d’être reconnue comme autorité de régulation. Et il ne peut que se réjouir quand Jean-Louis Bianco préconise la mise en place d’une "offre intermédiaire entre les TGV et les TER avec des trains de grande ligne roulant à 200 ou 220 km/h avec un haut niveau de confort et de service, en utilisant le plus souvent le réseau existant". Les usagers des "Corail" décatis attendent déjà avec impatience ces futurs trains…

Olivier Cognasse

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