La gestion de programmes, talon d’Achille des avionneurs

La gestion des grands programmes reste problématique dans le secteur aéronautique. La dernière enquête réalisée par le cabinet d’études Roland Berger menée auprès d’une centaine de dirigeants européens du secteur le confirme largement.

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La gestion de programmes, talon d’Achille des avionneurs

Les industriels interrogés font ainsi de la gestion de leurs programmes leur première priorité avant la définition de leur stratégie commerciale ou leur politique de globalisation. Il faut dire que certains programmes ont dérapé sévèrement, enregistrant des retards de près de 4 ans et des dépassements de budget frisant les 80% selon l'étude.

"Les industriels devaient réorienter une partie de leurs efforts afin d’améliorer leur efficacité globale. En étant à l’heure pour leurs livraisons, ils sécuriseraient leurs commandes tout en soignant leur rentabilité. Au lieu de cela, ils continuent à vouloir remplir un carnet de commandes équivalent déjà à 5 voire 7 années de production pour certains. Or le secteur aéronautique est loin d’avoir optimisé ses process contrairement à l’automobile. Dans certains cas, des réductions des cycles de production et d’assemblage par deux sont réalisables", estime Stéphane Albernhe, associé en charge du secteur aérospatial pour Roland Berger. Cette gestion optimisée des programmes est d’autant plus nécessaire que la tâche des industriels s’est compliquée avec l’arrivée de nouvelles technologies (matériaux composites, systèmes électriques…) et le recours accru à l’externalisation de sous-ensembles complets à des fournisseurs basés à l’étranger.

La tendance à la délocalisation et l’off-shoring est en largement confirmée par l’étude. 63% des industriels ont l’intention d’accroître la part de leur production à l’étranger et 51% la part de leurs travaux de développement. Ils avancent deux motivations : la conquête de nouveaux marchés ainsi qu’une réduction des coûts.

Enfin, l’espoir d’une reprise jusqu’ici attendue pour 2011, faiblit. 55% des industriels interrogés repoussent au delà de 2011 la fin de la crise. "C’est un constat dur. Et selon eux, il n’y aura de phénomène de rattrapage. Une grande majorité des dirigeants table sur une croissance similaire à celle de la période d’avant crise ", souligne Stéphane Albernhe.

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