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Quotidien des Usines

La future usine de batteries d'Avestor reste encore hypothétique

Publié le

Une nouvelle usine à Châtellerault en 2006, 500 à 600 emplois et 200 millions d'euros d'investissements : présenté il y a deux semaines, l'étonnant projet du fabricant canadien reste soumis à de nombreuses conditions.

Trop beau ? Il y a deux semaines, Avestor, jeune pousse canadienne faisait part de son intention d'implanter à Châtellerault (Vienne) d'ici à 2006 une usine de fabrication de batteries à vocation européenne pour 200 millions d'euros. A la clé : 500 à 600 postes. Une bénédiction pour l'emploi industriel, bien relayée par la presse, notamment au niveau local. Mais une information à prendre au conditionnel.

Présentée comme quasi acquise, la construction de l'usine reste suspendue à l'obtention de contrats commerciaux. Les futurs clients européens ne sont, pour l'instant, que des prospects du secteur des télécommunications, de l'énergie ou du transport qui reçoivent depuis quelques semaines la visite des commerciaux d'Avestor. « Après notre annonce, il y a eu quelques "distorsions" dans la presse. Rien n'est acquis. On l'a toujours dit. Si nous avons opté pour Châtellerault et Poitou-Charentes, tout reste conditionné à l'obtention de contrats. On doit encore faire des projections financières », explique à « L'Usine Nouvelle » Tadek Borys, le P-DG d'Avestor, une start-up dont les actionnaires sont l'électricien Hydro-Québec et l'industriel américain Kerr-McGee Chemical.

Bref, un bon bout de chemin reste à faire. A l'image du développement d'Avestor. Cette société, qui a ouvert en 2002 une usine de 340 personnes à Boucherville au Québec et investi quelque 200 millions de dollars canadiens (122 millions d'euros), n'a réalisé selon sa direction... que « quelques » millions de dollars de chiffre d'affaires en 2003.

Autre point restant à concrétiser, les liens d'Avestor avec son partenaire déclaré en France, la Société des véhicules électriques (SVE, co-entreprise de Dassault et du groupe Heuliez). « Soyons clairs, il n'y a pas d'accord écrit de coopération avec Avestor », souligne-t-on chez SVE. Avant d'ajouter que l'« accord » entre les deux sociétés n'est que « tacite ». Si des batteries d'Avestor sont bien testées pour SVE au Canada, la société française se réserve le droit de trancher entre une des technologies lithium actuelle ou celle d'Avestor.

A la Communauté d'agglomération du pays Châtelleraudais ou de l'agence de développement Ouest-Atlantique, on veut se montrer confiant. On y souligne que la première usine d'Avestor est entrée en production malgré son faible chiffre d'affaires et que les deux actionnaires de la jeune pousse, deux groupes établis, donnent de la crédibilité au dossier qui nécessitera au moins deux ans pour se concrétiser. Bref, un projet comme un autre, si ce n'est sa taille, et dont la technologie très novatrice doit encore convaincre son public. Réponse dans les prochains mois.

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