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La fusion Alstom-Siemens tranchée par la Commission européenne d'ici le 18 février

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Publié le , mis à jour le 16/01/2019 À 08H21

La Commission européenne prendra une décision sur le projet de fusion Alstom-Siemens d'ici le 18 février, a indiqué le 15 janvier le commissaire européen Pierre Moscovici. Plusieurs sources affirment déjà que l'institution est contre ce projet, de la même manière que les syndicats.

La fusion Alstom-Siemens tranchée par la Commission européenne d'ici le 18 février
La Commission européenne prendra une décision sur le projet de fusion Alstom-Siemens d'ici le 18 février.
© Alstom

La commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager, a informé mardi 15 janvier le collège des commissaires européens de l'état des lieux de la procédure de contrôle des fusions entre Alstom et Siemens. Ces derniers prendront une décision au plus tard le 18 février, a annoncé le 15 janvier Pierre Moscovici.

L'autorité allemande de la concurrence s'est prononcée contre cette fusion soutenue par Paris et Berlin et plusieurs sources affirment que les services de la Commission sont du même avis, ce qui constituerait un camouflet pour Emmanuel Macron.

"Nous voulons prendre en compte les évolutions de l'économie de demain"

"Le collège prendra une décision sur ce cas important au plus tard le 18 février" en fonction "d'une proposition de la commissaire Vestager, sur la base de nos règles et des procédures applicables dans ces cas", a déclaré lors d'un compte rendu, le commissaire européen aux Affaires économiques et financières.

"Nous voulons prendre en compte les évolutions de l'économie de demain. Nous ne sommes pas naïfs. Nous ne regardons pas l'avenir avec le prisme de demain. Les décisions prises par la Commission ne sont jamais basées sur une ligne idéologique."

"Mauvais projet" selon l'intersyndicale franco-belge d'Alstom

Pour l'intersyndicale franco-belge d'Alstom, qui qualifie de "mauvais projet" cette fusion dans le domaine du rail, le rapprochement entre Alstom et Siemens ne convainc pas plus les syndicats. "Des cessions importantes d'activités reviendraient à démanteler Alstom, et l'industrie ferroviaire française et européenne. Il n'est pas acceptable de céder le TGV ou des pans entiers de l'activité de signalisation pour satisfaire l'entêtement de la direction d'Alstom ou du gouvernement".

Le 10 janvier, Reuters avait appris de sources proches que les deux groupes discutaient de cessions supplémentaires avec la Commission européenne afin d'obtenir son feu vert à leur projet de créer un champion franco-allemand du ferroviaire.

Avec Reuters (Gilbert Reilhac et Julie Carriat, édité par Yves Clarisse)

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