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La France, troisième exportateur d’armes

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Qualité des armements mise en évidence lors des opérations extérieures, mix de gros et petits contrats, matériels conçus pour les armées étrangères… Les industriels français sont armés pour réussir en dehors de leurs frontières.

La France, troisième exportateur d’armes
Nexter a vendu à l’armée libanaise des canons Caesar dans le cadre du contrat Donas.
© d. r.

Sans vendre de Rafale, les exportations françaises d’armes ont battu des records en 2014, atteignant 8,06 milliards d’euros, soit 17,3 % de plus que l’année précédente. Les chiffres définitifs, qui seront communiqués en mai, pourraient même être encore meilleurs. Selon la Direction générale pour l’armement (DGA), 2014 pourrait être la meilleure année depuis le début du siècle, meilleure que 2009 (8,2 milliards d’euros). « Pour l’économie nationale, c’est un excédent commercial très largement positif, explique Laurent Collet-Billon, le délégué général à l’armement. C’est aussi une bonne nouvelle pour le respect de la loi de programmation militaire, dont l’équilibre repose sur des exportations fortes. L’année 2015 nous permettra de confirmer cette tendance à la hausse. »

Comment expliquer une telle performance ? La multiplication des interventions de l’armée française (Mali, Centrafique, Irak…) a montré l’efficacité de ses équipements. La France « surperforme » avec une croissance de ses ventes à l’étranger de 40 % en 2013 et de 17 % en 2014. Elle gagne deux places dans le classement mondial et dépasse le Royaume-Uni et Israël pour atteindre le troisième rang, derrière les États-Unis et la Russie. Le cru 2014 n’aurait pas été exceptionnel sans le contrat d’aide à l’armée libanaise (Donas), financé par l’Arabie saoudite à hauteur de 3 milliards de dollars (2,7 milliards d’euros). De quoi ravir Nexter, Airbus Helicopters, MBDA… qui équiperont les soldats libanais en systèmes de communication, hélicoptères Gazelle et Puma, missiles antichars, véhicules blindés et autres canons Caesar.

Les industriels se tournent de plus en plus vers l’export. Exemple avec DCNS qui a adapté son offre aux marines étrangères, dont les besoins sont plus réduits que ceux de la marine française. L’industriel a vendu l’an passé quatre corvettes Gowind à l’Égypte pour près d’1 milliard d’euros.

De nombreux petits contrats

Plus globalement, les industriels ont moissonné de nombreux « petits » contrats de l’ordre de 200 millions d’euros. « Cela constitue un socle solide et la volonté, y compris de PME, de s’imposer sur les marchés à l’export », estime Laurent Collet-Billon.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, n’a pas ménagé sa peine, visitant ou recevant fréquemment ses homologues, multipliant les déplacements (Qatar, Émirats arabes unis, Inde…). Enfin, la DGA a maintenu ses investissements en R & D (782 millions d’euros) quitte à réduire des commandes.

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