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L'Usine Agro

La France, triple championne du monde du rosé

Franck Stassi , ,

Publié le

S’il ne représente que 10,4% de la consommation mondiale de vin tranquille (non pétillant), le rosé a enregistré une forte progression de ses ventes au cours des quinze dernières années. Un phénomène qui n’a pas échappé à la France, leader de sa production, de son exportation mais aussi de sa consommation.

La France, triple championne du monde du rosé
23,5 millions d'hectolitres de vin rosé ont été consommés dans le monde en 2017.
© CIVP

Les Français ont un rapport particulier aux vins rosés. Ils en sont à la fois les premiers producteurs et les premiers consommateurs (16,1 litres par an et par habitant). Sur le front des échanges internationaux, la France est le plus gros exportateur (en valeur) de vin rosé, mais également, aspect plus méconnu, le premier importateur en volume (3,2 millions d’hectolitres) devant l’Allemagne (1,4 Mhl) et le Royaume-Uni (1,2 Mhl).

"L’internationalisation des échanges de vins rosés se poursuit. L’Espagne, premier exportateur en volumes (42% de parts de marché pour 24% en valeur) exporte majoritairement vers la France", indique Audrey Morand, chargée d’études économiques filière vins chez France AgriMer.

Nos voisins européens se mettent au rosé

L’établissement public, qui copilote l’Observatoire des vins rosés avec le Conseil interprofessionnel des vins de Provence, rappelle qu'en 2017 la France consommait 36% du rosé produit dans le monde, devant les Etats-Unis (15%) et l’Allemagne (7%). Ces vins représentent en France 33% de la consommation de vin tranquille, contre 10,4% dans le monde.

"Les pays scandinaves développent leur consommation, grâce aux campagnes promotionnelle et à une meilleure éducation des consommateurs de vin", ajoute Audrey Morand. En quinze ans, la consommation a été multipliée par 2,3 au Danemark, par 2,8 en Norvège et par 3,6 en Suède. Les pays d’Europe de l’Est ne sont pas en reste, avec une consommation multipliée par huit en Slovaquie entre 2002 et 2017.

La production ne suit pas l’essor de la demande

La France maintient son rang de premier producteur mondial, en dépit d’une baisse des volumes depuis 2014 en raison de difficultés climatiques lors des dernières campagnes et d’un recentrage de certains bassins de production sur d’autres vins, tel le rouge à Bordeaux. Elle assure 28% de la production, devant les Etats-Unis (17%) et l'Espagne (15%). Plus d’une bouteille de vin rosé sur trois est produite dans l'Hexagone.

La légère baisse de la consommation mondiale sur l'année 2017, à 23,4 Mhl contre 24,1 Mhl en 2016 ne doit pas faire oublier que la tendance est à une nette croissance, avec une progression de 28% constatée ces quinze dernières années. Pour la troisième année consécutive, la production mondiale de vin rosé n’a pas couvert la demande en 2017, avec un déficit de 3,2 millions d’hectolitres.

 


La France surveille de près les noms des nouvelles variétés

L'Institut national de l'origine et de la qualité, France AgriMer, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation et le Comité technique permanent de la sélection des plantes cultivées examinent actuellement les moyens techniques adéquats pour intervenir au niveau européen sur les règles de dénomination des nouvelles variétés de vigne. "Aujourd’hui, les professionnels français sont favorables à la production de nouvelles variétés, mais elles ne doivent pas générer de la confusion chez le consommateur, ni mettre en péril les indications géographiques",  explique Didier Josso, délégué des filières viticoles et cidricoles de France AgriMer. Objectif affiché : ne pas voir accolé aux noms connus, tels que le merlot ou le cabernet, des déclinaisons (Merlot-Cantus ou Sauvignon-Crétos, par exemple) développées par les obtenteurs.

"Dans le catalogue européen, il n’y a aucune référence à la question des dénominations des cépages proposés", indique Didier Josso. L’inscription au catalogue des variétés s’effectue dans chaque Etat, avant un recollement. Le règlement européen 2100/94 instituant un régime de protection communautaire des obtentions végétales précise, certes, que les dénominations ne doivent pas apporter de confusion, mais il ne concerne pas le catalogue des vignes.

 

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