L'Usine Santé

La France touchée par le plan d’économies de Merck

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

La filiale française de Merck doit rendre début 2014 sa feuille de route pour respecter le plan d'économies de 2,5 milliards de dollars annoncé par le laboratoire pharmaceutique américain le 1er octobre. Suppressions d’emplois, changements de postes et réallocations budgétaires sur des aires thérapeutiques sont à craindre.

La France touchée par le plan d’économies de Merck © D.R. - Leem

La France ne sera pas épargnée par le gigantesque plan d'économies de 2,5 milliards de dollars lancé par le groupe pharmaceutique américain Merck (MSD). Annoncé le 1er octobre, il devrait être mis en place d’ici la fin 2015. Dans l’Hexagone, des suppressions d’emplois et des changements de postes devraient intervenir. Mais "la France fait partie des marchés prioritaires et stratégiques pour Merck & C", confie un porte-parole à L’Usine Nouvelle. Chaque filiale va donc devoir évaluer, en fonction du contexte de son pays, les priorités qu’elle veut mettre en œuvre pour réaliser ces économies. La France devant rendre sa feuille de route d’ici le début 2014.

Un premier plan social lancé il y a trois ans

"En France, notre groupe a déjà pris des initiatives de transformation pour s’adapter, poursuit le porte-parole. Ces initiatives concernent aussi bien des priorités données à certaines aires thérapeutiques, des réallocations budgétaires, sans oublier les réflexions que nous menons actuellement sur la transformation de notre modèle aux mutations profondes du système de santé."

Un plan social avait déjà été lancé dans l’Hexagone il y a trois ans, dans le cadre de la fusion des deux groupes pharmaceutiques américains, Merck Sharp & Dohme pour former MSD. Mais, suite à un contentieux sur le site d’Eragny-sur-Epte (Oise), où 247 postes ont finalement été supprimés en février, la nouvelle organisation n’a été mise en place que début 2013. Le groupe reste malgré tout le premier laboratoire pharmaceutique étranger en France en nombre de sites, avec deux sièges sociaux (un pharmaceutique, un santé animale), deux sites de recherche et six usines, qui emploient en tout plus de 3 000 salariés. Mais la direction de MSD a déjà annoncé qu’elle allait restructurer ses deux sites auvergnats et tailler dans les effectifs.

Gaëlle Fleitour

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1 commentaire

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02/10/2013 - 11h50 -

Je pense utile de vous signaler que les deux groupes pharmaceutiques fusionné sont MSD et SCHERING-PLOUGH...pour donner naissance à MSD FRANCE en France.Schering-Plough n'existe plus. MSD oui. Les actionnaires sont heureux.
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