L'Usine Santé

La France reste attractive pour les essais cliniques, malgré une mauvaise réputation

Léna Corot

Publié le

Alors que les prescripteurs d'essais cliniques n'ont pas une très bonne perception de la France, l'Hexagone reste attractif pour les essais cliniques et défend son rang, selon une étude du Leem. Toutefois, le syndicat des entreprises du médicament a réalisé son étude entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2015, soit avant l'affaire Biotrial.

La France reste attractive pour les essais cliniques, malgré une mauvaise réputation © Pixabay - DarkoStojanovic - c.c.

Le Leem, le syndicat des entreprises du médicament, publie sa huitième enquête sur "l'attractivité de la France pour la recherche clinique internationale". 30 entreprises du médicament représentant 62% du secteur du marché français du médicament ont répondu à cette enquête menée entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2015, soit avant l'affaire Biotrial.

Si le Leem constate une baisse de 4% du nombre d'études réalisées en France entre 2014 et 2016, en parallèle le nombre de patients participant à ces études a augmenté de 14 %.

 
Evolution du nombre d'études et de patients
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Ainsi, entre 2014 et 2016, les prescripteurs ne se sont donc pas massivement détournés de l'Hexagone pour réaliser leurs essais. Toutefois, pour le Leem cette baisse reste "un signal d'alerte montrant la baisse de l'attractivité de la France".

UNE MAUVAISE PERCEPTION DE LA FRANCE

Sur cette période, Le Leem constate une amélioration de l'ensemble des indicateurs de réalisation des études que ce soit au niveau du nombre moyen de patients par centre ou par étude et de la vitesse de recrutement des patients.

Il réside toutefois un décalage dans la perception de la France par les acteurs de la recherche clinique selon le Leem. En effet, les prescripteurs auraient une plus mauvaise perception de la France que ce qu'elle n'est en réalité. Par exemple, au niveau de la vitesse de recrutement la perception de la France est très basse, alors même qu'en réalité elle est plutôt élevée (elle est même au-dessus des moyennes mondiale et européenne), selon le Leem.

Des délais administratifs trop longs ?

Les délais administratifs peuvent-ils être mis en avant pour justifier cette "baisse d'attractivité" ? Le Leem constate que par rapport à 2014 les délais sont comparables. Le délai médian entre la soumission du dossier de recherche clinique à l'ANSM et son autorisation est de 57 jours en 2016 contre 55 jours en 2014. Du côté des Comités de protection des personnes (CPP), le délai de 62 jours reste inchangé.

Toutefois, ces chiffres donnés par le Leem sont une médiane. Ainsi, "50 % des dossiers examinés ont une réponse dans un délai bien supérieur", précise le syndicat. Ce dernier ajoute qu'en vue de respecter une directive européenne de 2001, un délai maximum de 60 jours pour le traitement des dossiers sera applicable à partir de l'automne 2018. Grâce à l'uniformité des délais au niveau européen, peut-être que les prescripteurs auront une meilleure perception de la France, souvent critiquée pour "sa lourdeur administrative".

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