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L'Usine de l'Energie

La France n'est pas à la traîne en matière de développement durable

Ludovic Dupin ,

Publié le , mis à jour le 18/01/2017 À 16H35

L’Agence Internationale de l’Energie salue les efforts de la France pour décarboner son secteur énergétique. Elle appelle toutefois à accélérer le déploiement des énergies renouvelables et à être vigilant sur son objectif de baisse du nucléaire. 

La France n'est pas à la traîne en matière de développement durable
Paul Simons, directeur exécutif adjoint de l’AIE
© AIE

N’en déplaise à certains adeptes du French-bashing, nous ne vivons pas dans un pays à la traîne en matière de développement durable et de transition énergétique. C’est en tout cas ce que décrit l’Agence Internationale de l’Energie dans son nouveau rapport sur la France en 2016. Le dernier exercice du genre remontait à 2010. Le groupement d’experts trace même un portrait plutôt flatteur. "La France a fait de gros progrès, ce qui lui a permis d’être un architecte essentiel de l’accord de Paris", explique Paul Simons, directeur exécutif adjoint de l’AIE, venu présenté son rapport au ministère de l’Environnement.

"La France est l’un des fers de lance de l’AIE en termes de mix énergétique sobre en carbone : en 2015, seuls 47 % de son énergie étaient issus de combustions fossiles", peut-on lire dans le rapport. "Pendant les sept années qui se sont déroulées depuis la dernière étude approfondie de l’AIE, le gouvernement français a mis en marche des réformes majeures en faveur d’un approvisionnement énergétique plus sûr, plus économique et plus durable et d’une croissance verte de son économie", précise Paul Simons.

"L’intensité carbone de l’économie française, qui est inférieure de moitié à la moyenne de l’AIE, a baissé de près de 30 % par rapport à son niveau de 2004 (contre une baisse moyenne de 20 % pour l’ensemble de l’AIE sur la même période)", ont calculé les auteurs du rapport, qui peuvent affirmer que "La France a fait de la lutte contre le changement climatique une priorité absolue".

Accélérer le déploiement des renouvelables

Cependant, le rapport de l’AIE n’est pas exempt de reproches. S'il salue les orientations en faveur des énergies renouvelables énoncées dans la programmation pluriannuelle de l'énergie, le document juge que leur vitesse de déploiement sur le terrain est insuffisante. "La France a vu la part de ses énergies renouvelables augmenter ; en 2014, elles représentaient 15 % de la consommation finale totale. Il lui reste cependant beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre son objectif de 23 % en 2020", indique qui l’AIE. Selon elle, il faut doubler leur croissance sur la période 2015-2020.

L’autre alerte de l’AIE porte sur le nucléaire. D’une part, elle note avec inquiétude le vieillissement du parc et parle "d’interruptions et de suspensions d’exploitations (…) de plus en plus fréquentes". Elle souligne l’immense chantier de la prolongation de la durée de vie des réacteurs via le programme de Grand Carénage engagé par EDF. D’autre part, selon l’AIE, l’objectif de passer de 78 à 50 % de nucléaire en 2025 "impliquerait la fermeture de nombreuses centrales". Aussi, l’agence appelle la France à être vigilante sur sa sécurité d’approvisionnement, sur son empreinte énergétique ainsi que sur l’impact pour les pays voisins (qui bénéficient de l’électricité nucléaire française) pendant la période de transition qui s’annonce.

Mettre fin aux tarifs réglementés

Présent lors de la présentation, Laurent Michel, directeur général de l’Énergie et du Climat pour le ministère de l’Environnement, assure que "les autorités partagent le contenu du rapport sur l’AIE sans écart majeur". Seule différence notable, l’agence internationale, tenante du libéralisme, pousse le pays à mettre fin aux tarifs réglementés pour les ménages et à ouvrir ses installations hydrauliques à la concurrence. Pour le premier point, Laurent Michel assure que ce n’est absolument pas un objectif à court terme du pays. En ce qui concerne la seconde proposition, la France freine des quatre fers depuis près de 8 ans, tandis que la Commission européenne a déjà mis paris en demeure d’avancer sur ce dossier.

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