Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

« La France manque d’ingénieurs »

, , ,

Publié le

Entretien Christian Lerminiaux, le président de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs, revient sur les conditions d’insertion des jeunes diplômés dans le monde du travail.

Six mois après leur sortie en 2014, plus de 15 % des diplômés cherchent encore un emploi. Comment cela s’explique-t-il ?

Ce taux reste assez stable et faible. Il augmente un peu quand l’économie est stagnante et peut s’expliquer par l’inadéquation entre les desiderata trop précis de certains jeunes et la réalité du marché du travail. Dans certains secteurs aussi, par exemple en sciences du vivant, l’offre de diplômés peut dépasser un peu la demande. C’est une variable à laquelle il faut veiller. Mais un an après la sortie, le taux d’emploi des ingénieurs approche 95%.
 

Quels sont les facteurs clés en termes d’insertion et de salaire ?

D’abord la qualité de l’école : toutes les entreprises établissent une grille en la matière. À cela s’ajoutent le secteur et la localisation. Ainsi, la région parisienne paie mieux et, en ce moment, les profils numériques sont recherchés. Un bon stage donne un « plus », mais change peu de chose sur le fond.
 

Les écoles en font-elles assez pour favoriser l’insertion ?

C’est une priorité, mais on peut s’améliorer en approfondissant les relations écoles – entreprises. D’ailleurs, c’est un bon critère de choix pour les bacheliers peu familiers du monde du travail. Ils doivent vérifier que des entreprises sont présentes dans les cursus, surtout en 4e et 5e années. Je note que si nos écoles développent les contrats de professionnalisation avec des entreprises en dernière année, les étudiants jugent que cela limite leur choix…
 

Les femmes sont peu nombreuses et trouvent un emploi un peu moins vite que les hommes, c’est un paradoxe ?

L’effectif féminin progresse, mais trop lentement. L’industrie et les écoles doivent mieux leur faire connaître nos professions. Si l’accès à l’emploi des femmes est plus long, c’est qu’elles sont dans des filières engorgées comme les sciences de la vie.
 

La création d’entreprise reste un débouché très faible, pourquoi ?

La France crée des start-up, mais peu dans le domaine technologique. L’entrepreneuriat reste un sujet sur lequel écoles et étudiants doivent progresser. Mais une expérience de deux à trois ans est préférable avant de s’y engager.
 

Forme-t-on trop d’ingénieurs en France ?

Non, il nous en manque encore. Les écoles font des efforts, et l’effectif de sortie depuis deux ans a progressé de 1 000 à 1 500 diplômés par an. Mais il en faudrait 8 500 de plus, ce qui handicape le recrutement dans les PME.


les managers s’insèrent mieux que les ingénieurs

Réagir à cet article

Usine Nouvelle N°3401HSING

Vous lisez un article de l’usine nouvelle N°3401HSING

Découvrir les articles de ce numéro Consultez les archives 2014 de L’Usine Nouvelle

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle