La France et l’Australie ont signé l’accord portant sur l’achat de 12 sous-marins

La France et l'Australie ont signé l'accord inter-gouvernemental fixant les conditions de leur coopération sur la fabrication de 12 sous-marins par DCNS pour l'Australie. Cet accord porte principalement sur des questions de transfert de technologies.

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La France et l’Australie ont signé l’accord portant sur l’achat de 12 sous-marins
Le montant du contrat n'a pas été précisé par les parties mais doit s'élever aux alentours de 34 milliards d'euros.

Enfin ! Annoncé lundi 19 décembre, après la signature du contrat entre DCNS et l'Autralie fin septembre, l’accord inter-gouvernemental portant sur la fabrication d’une flotte de 12 sous-marins Barracuda Shortfin par DCNS pour l’Australie a été signé entre les deux pays. Le montant du contrat n'a pas été précisé mais doit s'élever aux alentours de 34 milliards d'euros. Cet accord signé mardi fixe le cadre entre les Etats pour l'ensemble de la coopération pendant toute la période de la coopération bilatérale, soit une cinquantaine d'années.

Ainsi un transfert "des savoir-faire, des connaissances et des technologies de pointe au Gouvernement et à l’industrie australiens pour leur permettre d’atteindre et de soutenir une capacité sous-marine souveraine" est mis en place, explique un communiqué du ministère de la Défense sans préciser sur quoi porte exactement ce transfert de technologies.

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"Cet accord constitue un jalon important dans l’approfondissement de notre relation bilatérale, notamment dans les domaines de la coopération opérationnelle entre nos deux marines ou ceux dans les investissements dans l’innovation et la technologie", s’est félicité le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

En effet, "l’accord reconnait l’importance d’optimiser l’implication de l’industrie australienne dans le programme des futurs sous-marins, incluant l’approfondissement des partenariats entre les fournisseurs de défense français et australiens. Cela entrainera en Australie de l’innovation, la création d’emplois et une dynamique de croissance", explique le communiqué.

Jusqu’à 3000 personnes travailleront sur ce projet en Australie

DCNS devrait compter une cinquantaine de collaborateurs à temps plein à Adélaïde, en Australie, dans les prochaines semaines et à terme entre 2000 et 3000 personnes travailleront sur ce programme en Australie, en prenant en compte les fournisseurs et l'intégration des systèmes de combat, a précisé Hervé Guillou, le PDG de DCNS.

Thales, qui détient 35% de DCNS, espère de son côté décrocher en 2017 un contrat de plus d'un milliard d'euros pour la fourniture des sonars et des équipements de communications des sous-marins.

L'Australie a annoncé fin septembre avoir choisi l'américain Lockheed Martin au détriment de Raytheon pour fournir les systèmes de combat eux-mêmes.

Pour DCNS, la prochaine étape sera le démarrage des études à l'automne 2017, en vue du début de la construction des sous-marins prévue au début des années 2020 pour une livraison anticipée autour de 2030.

Léna Corot avec Reuters

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