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La France et l'Allemagne veulent construire ensemble l'industrie du futur

Marine Protais ,

Publié le

Les Français disent "industrie du futur", les Allemands "industrie 4.0". Cette différence de vocabulaire n'empêche pas les deux pays de travailler ensemble sur ce sujet. La première conférence franco-allemande de l'industrie 4.0, qui s'est tenue mardi 10 mai, en est la preuve.

La France et l'Allemagne veulent construire ensemble l'industrie du futur © DR

Start-up, ubérisation, impression 3D, Big data, objet connecté… Voilà les premiers mots auxquels pense un chef d'entreprise français lorsqu'il imagine l'industrie du futur. L'allemand lui rêve de système cyber physique, de produits personnalisables, de robot-assistant et d'interopérabilité. Ces réponses récoltées par le cabinet de conseil Kohler C&C des deux côtés du Rhin montrent que les deux pays n'ont pas la même définition de l'industrie du futur, ou plutôt de l'"industrie 4.0" pour les Allemands. Pourtant mardi 10 mai, lors de la première conférence franco-allemande sur le sujet, les intervenants s'entendaient tous sur ce point : une coopération entre les deux pays est indispensable pour construire l'usine de demain.

Les attentes des deux pays ne sont pas les mêmes face à l'industrie du futur. "L'ambition de l'Allemagne est de conserver une filière machine-outil premium face à la concurrence asiatique, estime Pascal Laurin, responsable cross-selling de Bosch France. La France, quant à elle, espère simplement garder ses usines sur le territoire."

Philippe Darmayan, président d'ArcelorMittal et président de l'Alliance pour l'industrie du futur, pousse la réflexion: "Contrairement à l'Allemagne, la France doit faire face à une industrie sur le déclin, notre projet industrie du futur doit donc être plus large que le projet allemand. C'est à la fois un avantage et inconvénient."

"Compétitivité relationnelle"

Malgré leurs divergences, les deux pays ont tout intérêt à s'inspirer l'un de l'autre. La conférence organisée par la chambre de commerce et d'industrie franco-allemande était l'occasion de présenter aux industriels français quelques réussites allemandes d'usine 4.0. Bosch et BMW bien sûr. Mais aussi Adidas et sa Speed factory à Ansbach, en Bavière. Le spécialiste de la basket a rapatrié une partie de sa production grâce à une usine totalement automatisée capable de fabriquer des baskets en cinq semaines, contre deux ans parfois avec le système actuel.

Trumpf innove, quant à lui, dans sa manière de mettre en place sa révolution industrielle. Le fabricant de systèmes laser et de machines-outils a lancé en 2015 la plate-forme Axoom qui propose plusieurs applications à destination des industriels, développées par Trumpf mais aussi par ses concurrents. Un exemple de "compétitivité relationnelle" selon Dorothée Kohler, directrice du cabinet Kohler C&C. "Les entreprises du Mittelstand allemand ont conscience qu'elles vont devoir travailler de plus en plus avec leurs concurrents. Selon une étude récente, elles estiment que l’Industrie 4.0 les amènera à coopérer d’ici 5 à 10 ans avec plus de 70 nouveaux partenaires."

Pour entreprendre la quatrième révolution industrielle, les dirigeants, qu'ils soient allemands ou français insistent sur le fait qu'il est indispensable, non seulement de s'inspirer les uns des autres, mais aussi de coopérer. Notamment pour établir des standards de communication communs et pour instaurer un système européen de sécurisation des données. "Il ne peut plus y avoir de logiciel complètement allemand ou complètement français, le collaboratif est nécessaire", estime Alain Greffier, directeur des directeur Factory Automation de Siemens Digital Factory. Même son de cloche pour Luc Rémont, président du Groupement des industries de l’équipement électrique (Gimelec): "Si un acteur enferme une partie du dispositif, cela mènera nécessairement à un échec collectif. Mais si chacun respecte l'ouverture, nous aurons de meilleure chance de réussite", avance-t-il.

Dix entreprises allemandes ont présenté leur solution technologique lors de la conférence franco-allemande sur l'industrie 4.0. Leur but? Séduire des clients français! En voici trois exemples:

R3 supprime les câbles dans vos usines

Reliable Realtime Radio (R3) est une jeune entreprise berlinoise créée en 2015. Elle s'apprête à mettre sur le marché un système de communication sans fil en temps réel.

Virtalis anticipe les problèmes

Virtalis est un fournisseur de solutions de réalité virtuelle et augmentée basé à Moers. Son logiciel Visionary Render permet aux industriels de visualiser à l'avance un procédé de fabrication, et donc de prévoir quelles seront les situations problématiques.

Catkin simplifie la communication avec les fournisseurs

Catkin est un éditeur de plate-forme installé à Dortmund. Son logiciel permet de mettre en relation l'ensemble des acteurs de la chaîne de production. Une application est disponible sur smartphone permettant aux salariés de recevoir les informations en temps réel.

 

 


 

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1 commentaire

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18/05/2016 - 17h39 -

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