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La France commence à s’intéresser aux entrepreneurs

Arnaud Dumas ,

Publié le

Tout n’est pas perdu. Les entrepreneurs français ne sont pas les mieux lotis dans le monde, mais la France a quand même des atouts à faire valoir. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par le cabinet EY sur la vitalité entrepreneuriale des pays du G20, présentée à l’occasion de l’Université d’été du Medef.

La France commence à s’intéresser aux entrepreneurs © photl.com

La France est encore loin d’être la championne de l’entrepreneuriat. A l’occasion de l’Université d’été du Medef, le cabinet EY a dévoilé son classement des pays du G20 en fonction de leur vitalité entrepreneuriale. Cinq critères sont retenus, permettant de mettre en lumière les forces et faiblesses de chacun. Côté français, si le pays semble marquer des signes d’amélioration, il peine encore à convaincre de son engagement envers les entrepreneurs.

En termes de culture entrepreneuriale, la France ne se classe ainsi qu’en neuvième position. Seuls 22% des entrepreneurs estiment que la culture française leur soit favorable. A son crédit, la France dispose d’un bon terreau pour l’innovation et la recherche. Mais elle pâtit d’une grande aversion au risque de la part des Français, qui n’osent pas se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Quelques progrès semblent néanmoins avoir été faits depuis la précédente étude de 2011, dans laquelle la France se classait en vingtième position.

Sans surprise, côté taxes et réglementations, l’Hexagone fait encore figure de cancre, en se plaçant en quinzième position. Le coût du travail, plus élevé que dans la plupart des autres pays, nous pénalise tout particulièrement.

L’accès au financement apparaît également très difficile pour les entrepreneurs français. Seuls 17% d’entre eux estiment n’avoir pas de difficultés à lever des fonds. Ils pointent notamment du doigt la réduction des crédits bancaires.

Des signes d’amélioration apparaissent

La France tire cependant son épingle du jeu dans deux domaines. Le soutien à l’entrepreneuriat, pour lequel la France se place en onzième position, est en progression. Les entrepreneurs soulignent notamment un accès plus aisé aux incubateurs (pour 66% d’entre eux), ainsi que le dynamisme des réseaux d’entrepreneurs.

L’éducation et la formation font office de véritables points forts, la France se hissant en tête du podium sur cet item. Selon EY, la dépense publique en éducation, qui atteint 5,8% du PIB, en est la principale explication.

Au global, la France apparaît assez moyenne dans sa capacité à développer l’entrepreneuriat. Mais l’étude d’EY souligne quelques signaux positifs qui pourraient inverser la tendance. Selon le cabinet d’audit, les autorités françaises sont ainsi de plus en plus conscientes de l’importance de l’entrepreneuriat pour soutenir la croissance du pays. Les Assises de l’entrepreneuriat, qui se sont tenues en début d’année 2013, et la dizaine de mesures qui en ont résulté, en sont le principal révélateur. Peut-être cela permettra-t-il à la France d’améliorer ses scores dans la prochaine étude ?

Arnaud Dumas

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