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L'usine Agro

La forte demande pour le bois de chêne entraîne une hausse des prix, selon l’ONF

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Suite à notre article paru le 3 novembre sur les difficultés des tonneliers français à s’approvisionner en bois, l’Office national des forêts (ONF) a tenu à répondre aux mises en cause de la Fédération française des tonneliers, sur les prix et la qualité des bois vendus.

La forte demande pour le bois de chêne entraîne une hausse des prix, selon l’ONF

"Non l’ONF ne fixe pas comme bon lui semble les prix des bois qu’il vend. Ils résultent de la loi de l’offre et de la demande", affirme Benoît Fraud, le chef du département commercial bois de l’ONF. Il se dit "très étonné" de la teneur des propos récents du président de la fédération de la tonnellerie française. Dans notre article du 3 novembre, Jean-Luc Sylvain, estime en effet que "l’ONF profite de sa situation dominante sur le marché français pour imposer ses prix". Une accusation réfutée par l’organisme public. "Depuis deux ans, le bois de chêne qui intéresse les tonneliers a effectivement vu ses tarifs augmenter de près de 20 %, mais cela résulte d’une forte augmentation de la demande, issue notamment de l’ameublement", souligne Benoît Fraud. Sur chaque lot proposé à la vente, l’ONF fixe un prix dit de "retrait" ou de réserve, sur lequel les acheteurs peuvent enchérir en fonction de la qualité qui leur est proposée.

Pas d'augmentation des ventes de bois coupé

Quant aux ventes de bois coupés, vendus en bord de route, que le président de la Fédération de la tonnellerie français critique également, elle ne représenterait selon l’ONF que 20% des ventes faites aux tonneliers. "Elles sont loin de représenter la majorité, qui reste en bois sur pied", insiste Benoit Fraud. Pour lui, "ce type de ventes est rendu nécessaire en raison de coupes hétérogènes liées à des bois de classes d’âge différentes sur la parcelle". L’ONF développe-t-il pour autant ce genre de propositions de ventes ? "Ce n’est pas récent. Ce service est apparu il y a une dizaine d’années pour répondre aux attentes de certains industriels et pour répondre aussi à un besoin de mieux valoriser nos services", répond Benoît Fraud, qui ajoute qu’il n’y a pas d’objectif d’augmenter la part de ces ventes actuellement.

Sur les problèmes de qualité, que mentionne Jean-Luc Sylvain, l’ONF reconnaît qu’il y a eu un certain nombre de problèmes en 2016, liés aux aléas climatiques. "Quelques lots qui ont été touchés par des inondations. Mais cela reste très ponctuel et exceptionnel", tranche Benoît Fraud, qui conteste la baisse de qualité générale des lots livrés par l’ONF.

En 2015, l’ONF estime avoir réalisé 100 millions d’euros de chiffre d’affaires sur le bois de chêne, dont 60 % à destination de la tonnellerie. Un marché à préserver pour l’établissement public.

Adrien Cahuzac

 

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