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L'Usine Auto

La Formule E, laboratoire du véhicule électrique

Pauline Ducamp , , ,

Publié le

De nombreux industriels sont impliqués dans le championnat Formule E et veulent en faire un terrain d'expérimentation autour de la mobilité électrique. Des entreprises françaises sont sur la ligne de départ.

La Formule E, laboratoire du véhicule électrique
Course à l’innovation pour ces monoplaces silencieuses, qui embarquent notamment des moteurs compacts et légers. Ici, la Spark-Renault SRT 01E.

Des monoplaces à 250 km/h au cœur des grandes capitales sans bruit ni CO2 ! Voici la formule E. La première course se déroulera le 13 septembre à Pékin et réunira dix écuries équipées de voitures identiques : une batterie Williams, des pneus Michelin, un moteur McLaren et le savoir-faire d’assemblier de Renault. Dès 2015, les écuries pourront introduire leurs spécificités techniques sur la chaîne de traction. Derrière la compétition et le coup de com d’un sport "vert", le promoteur français Formula E Holdings et la Fédération internationale de l’automobile cherchent l’innovation. "Chaque monoplace ne doit pas coûter plus de 350 000 euros", explique Patrick Ratti, le directeur de Renault Sport Technologies. "On retrouve l’esprit du sport auto quand les constructeurs confrontent leurs technologies", analyse un expert. Technologies qui devraient gagner peu à peu les voitures électriques de série.

Une autonomie accrue des batteries

C'est l'enjeu crucial de la Formule E et de tous les véhicules électriques. Lors de la première saison, les pilotes devront en effet changer de bolide à mi-course. "Aujourd'hui, nous utilisons des batteries lithium ion mais on ne gardera pas forcément ce type de chimie", explique Patrick Ratti. La gestion de la température des cellules de la batterie sera un facteur clé, comme par exemple leurs vitesses de charge et de décharge. De 28 kWh cette année, l'accumulateur pourrait alors atteindre 40 kWh et doubler, à terme, l'autonomie.

Une régénération plus efficace

La F.E apportera également une électronique de puissance plus compacte, élement qui intéresse les constructeurs. Une seconde piste de travail, suivie notamment par Renault, se penche sur la régénération, soit la récupération de l'énergie dans les phases de décélération comme de freinage pour recharger la batterie ou alimenter le système électrique du véhicule. Elle peut aussi offrir sur un véhicule de série un coup de boost au moteur. En F.E, ces chevaux supplémentaires seront offerts par les spectateurs. Le Fan boost leur permettra de voter pour leur pilote préféré qui aura droit, pendant quelques secondes durant la course, à un peu de puissance supplémentaire.

Un meilleur rendement moteur

L'une des principales évolutions technologiques de la formule E se niche dans le bloc motopropulseur. "L'objectif est d'améliorer son efficacité, c'est à dire d'amener le maximum d'énergie de la batterie à la roue", explique Nicolas Mauduit, le directeur des programmes chez Venturi Automobiles. D'une efficacité proche de 90% en 2014, Venturi vise les 100% d'efficacité. la F.E entraîne également le développement de moteurs très compacts et légers. Un atout que la société monégasque étudie de près, en vue de futurs véhicules de série.

Une meilleure gestion du réseau électrique

Les besoins énergétiques de la F.E, comme la recharge concomitante des 40 monoplaces, équivalent à ceux de vingt immeubles. EDF compte sur ce laboratoire pour identifier comment supporter la charge supplémentaire avec des véhicules électriques et les intégrer dans un réseau urbain. "Nos équipes suivront la stabilité de la charge et les conditions de fonctionnement de ce réseau, pour bien le dimensionner et remplir les conditions de sécurité", explique Bernard Salha, le directeur de la R&D d'EDF. Qualcomm assurera la recharge par induction des BMW safety cars. Les bornes ne seraient alors plus nécessaires et les voitures se gareraient à l'endroit voulu pour échanger de l'énergie avec le réseau.

Pauline Ducamp

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