La Fonderie du Poitou, toujours dans l’impasse

[ACTUALISE] - C’est une nouvelle grève qui secoue la Fonderie du Poitou Aluminium (FDPA), ex-Groupe Montupet, sur le site d’Ingrandes (Vienne), dont le redressement judiciaire prononcé par le tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) en octobre dernier a été prolongé en février.

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La Fonderie du Poitou, toujours dans l’impasse
Fonderie

Les salariés de la Fonderie du Poitou Aluminium à Ingrandes (Vienne) ont lancé mardi, un mouvement de grève afin d’interpeller les pouvoirs publics sur le sort de leur entreprise, spécialisée dans la fabrication de culasses, particulièrement pour Renault.
Deux sites de la Fonderie du Poitou ont été bloqués durant 24h et la grève a été reconduite aujourd'hui, mercredi 7 mars. "Sur le site de production de fonte, on bloque uniquement les entrées et sorties des véhicules, et des matières premières, sans empêcher les salariés de rentrer", précise Eric Bailly, secrétaire CGT, indiquant que "tout est bloqué sur le site de la FDPA". Il ajoute : "Nous voulons montrer qu’on existe encore, que notre intérêt c’est toujours de sauver nos emplois et l’entreprise".

Les salariés se battent pour que Renault reprenne les commandes de la fonderie qu’il a lui-même créé à la fin des années 70. A la mi-janvier, le ministre de l’Industrie, Eric Besson, a annoncé des grosses commandes de Renault, mais sans certifier une reprise par le constructeur.

"Les repreneurs sont sur la défensives. Les offres restent conditionnées aux engagements de Renault" a expliqué Eric Bailly, selon qui le groupe automobile n'a confirmé de commandes que pour 700000 pièces en 2013 et 800000 à l'horizon 2014-2015, volumes considérés par l'intersyndicale comme "insuffisants pour assurer la rentabilité du site".

Parmi les repreneurs potentiels, Montupet, le français Arche, l’américain Aiken ont déposé des offres de reprises, tandis que le groupe GMD, et la société Saint-Jean Industries ont fait part de leur intérêt. D’ores et déjà, les salariés ont rejeté le plan de continuation proposé par Montupet.

Une quinzaine d'élus locaux ont apporté leur soutien aux salariés. Parmi eux, Jean-Pierre Abelin, député -maire d'une commune voisine (Nouveau Centre), Claude Bertaud, président du Conseil général de la Vienne (UMP), et Ségolène Royal, président de la Région Poitou-Charentes (PS), ont unanimement estimé que Renault, principal client de la Fonderie, devait reprendre l'entreprise.

Amandine Ascensio, avec AFP

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