La fin du blocage pour plusieurs raffineries

En dehors des raffineries, plus aucun dépôt de produits pétroliers n'était bloqué en France lundi en début d'après-midi. Quant aux raffineries, sept résistent, trois d'entre elles ont déjà voté la fin du blocage.

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La fin du blocage pour plusieurs raffineries

Sept des 12 raffineries ont voté lundi la poursuite de la grève. Les autres se sont prononcées par vote au fil de la journée sur la poursuite du mouvement. Reichstett dans le Bas-Rhin a été la première à voter la fin du blocage. Une décision d’arrêter la grève qui peut sembler étonnante, alors que le site va fermer : jeudi, Petroplus a annoncé sa volonté d'arrêter l'activité de raffinage du site et sa conversion en dépôt de stockage, avec à la clé la suppression de 253 postes. Raison invoquée pour lever le blocage des expéditions : « permettre à l'actionnaire Petroplus de tenir sa parole d'approvisionner en pétrole brut le site de Reichstett en vue de son redémarrage futur », a indiqué l'intersyndicale CFDT-CGT-FO dans un communiqué. Peut-être les syndicats espèrent-ils tirer de l’arrêt de la grève une négociation plus avantageuse d’un éventuel Plan de suppression d’emploi. Plus tard dans l'après-midi, la fin de la grève a été votée dans les deux raffineries Esso d'Exxon Mobil à Fos-sur-Mer et Port-Jérôme également.

Les représentants CGT ou CFDT de la raffinerie de Petroplus à Petit Couronne et de celle d'Ineos à Lavera restaient prudents sur l'issue des votes. Pendant ce temps, les camions-citernes ont repris leur chargement lundi matin au dépôt de carburants à Grandpuits, mais le mouvement de grève se poursuit à la raffinerie.

Les dépôts pétroliers: débloqués un a un

La France en possède 219, stocks militaires inclus, et les forces de l'ordre ont entrepris de débloquer tous ceux dont des grévistes entravaient l'accès. Les forces de police sont intervenues lundi à l'aube pour débloquer l'accès au dépôt de carburant de Tours, région particulièrement touchée. Les premiers camions-citernes ont pu quitter les lieux dans la foulée. Le dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer, gardé par des CRS depuis une action de syndicalistes CGT à la mi-octobre, était lui à nouveau bloqué lundi matin par des dockers et agents portuaires. Deux dépôts de carburant de Shell et Total bloqués lundi matin dans la Drôme ont été aussi été libérés par la police, tandis qu'un troisième dépôt, de Total, a été spontanément débloqué en Savoie à l'arrivée des gendarmes mobiles. En dehors des raffineries, plus aucun dépôt de produits pétroliers n'était bloqué en France lundi en début d'après-midi, a indiqué Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières Ufip.

Les terminaux pétroliers : encore gelés

Ceux de Fos-Lavera, qui approvisionnent en pétrole brut six raffineries françaises, sont en grève depuis près d'un mois pour protester contre l'application locale de la réforme portuaire. Les salariés du terminal pétrolier du Havre, en grève depuis le 13 octobre à propos des retraites, bloquent l'entrée du port aux pétroliers. Ce terminal approvisionne entre autres quatre raffineries du nord de la France.

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View La situation des 12 raffineries en France - Carte in a larger map

Légende
Rouge = Raffinerie sur le point de fermer faute de rentabilité
Jaune = Raffinerie toujours en grève
Vert = Raffinerie ayant voté la fin du blocage
Bleu = Raffinerie en grève, dont le dépôt a été réquisitionné (Grandpuits). Cas particulier : raffinerie hors France métropolitaine.

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