La filière viande fait un pas vers la contractualisation entre ses différents acteurs

En plein scandale de la viande de cheval vendue pour de la viande de boeuf, la filière bétail et viande a tenu ses premiers états généraux, pour "reconquérir le consommateur et regagner en compétitivité". La contractualisation entre les acteurs est l’une des solutions avancées.

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La filière viande fait un pas vers la contractualisation entre ses différents acteurs

Le pas est timide, mais il a le mérite d’avoir été fait. L’interprofession Interbev, qui organisait le 20 février les premiers Etats généraux de la filière bétail et viande, s’est engagée à développer un système de contractualisation entre les différents acteurs de la filière. Réclamé depuis longtemps, en particulier par les éleveurs, il concernerait tous les maillons, en passant par les industriels mais également les distributeurs, permettant de se mettre d’accord sur des volumes, des niveaux de qualité et de prix…

"Nous avons pris l’engagement d’avancer vers la contractualisation entre les différents acteurs de la filière y compris avec les distributeurs", a expliqué Dominique Langlois, le président d’Interbev, lors des Etats généraux de la filière bétail et viande le 20 février. Un "cadre interprofessionnel avec un contrat type pourrait être mis en place avec certains critères, dont les termes seraient négociés au cas par cas ensuite par les entreprises", a ajouté celui qui est également président du fabricant SVA-Jean Rozé et président de la Fédération nationale de l'industrie et du commerce en gros des viandes (FNICGV). Alors que le scandale de la viande de cheval vendue pour de la viande de bœuf risque de détourner des consommateurs des produits carnés, Interbev ne fait pas état d’un calendrier. "Le plus vite possible", insiste Dominique Langlois. Quoi qu’il en soit, le ministre de l’Agriculture, Stéphan Le Foll, venu conclure ces Etats généraux de la filière bétail et viande, a estimé qu’"il faudra caler des règles de négociation dans les contrats".

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Simplifier les appellations des morceaux

Pour tenter de répondre au manque de compétitivité de la filière, à la réduction régulière du cheptel bovin et à la baisse de la consommation de produits carnés, la filière bétail et viandes avait lancé il y a trois mois des groupes de travail pour ces Etats généraux, réunissant des représentants des éleveurs, des transformateurs et des distributeurs. "Nous avons cerné un certain nombre de problèmes et tenter de proposer un certain nombre d’actions", a précisé Dominique Langlois. "Nous devons instaurer une meilleure adéquation de l’offre à la demande. Cela passera notamment par une simplification de la dénomination des morceaux, difficilement compréhensibles aujourd’hui par le consommateur", a-t-il ajouté. Des étiquettes "viandes à griller", "à rôtir" ou "à bouillir" devraient ainsi se généraliser. Mais là encore pas de date annoncée. Cette reconquête du consommateur pourra passer aussi par une amélioration de la qualité. "Nous allons travailler sur l’amélioration de la maturation et de la tendreté des viandes. Cela passera par des collaborations plus étroites avec les centres de recherche en génétique animale et les fabricants d’aliments du bétail", a détaillé Dominique Langlois.

Adrien Cahuzac

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