La filière recyclage vise la collecte de 50% de la consommation globale de textile en 2019

L’éco-organisme de la filière veut doubler la part des textiles collectés à environ 300 000 tonnes.

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La filière recyclage vise la collecte de 50% de la consommation globale de textile en 2019

"Entre 2007 et 2013, nous avons doublé notre volume de collecte en passant de 70 000 à 140 000 tonnes", se félicite Alain Claudot, directeur général d’Eco TLC. L’eco-organisme de la filière textile-habillement, du linge de maison et de la chaussure, faisait ce mardi 1er juillet un bilan de son activité. La collecte est ainsi passée de 1,7 kilo à 2,5 kilos par an et par habitant en France, par rapport à une consommation globale de près de 10 kilos par an par habitant.

Un tiers des volumes recyclés

L’organisme créé en 2008, qui a vu son agrément renouvelé en avril dernier pour six ans, vise 300 0000 tonnes collectées d’ici 2019. "Nous voulons également faire baisser la proportion de textiles éliminés (c’est-à-dire les produits qui entrent dans la filière recyclage mais ne sont pas valorisés – NDLR) de 6 % à 2 %" ajoute Alain Claudot. Sur ces 300 000 tonnes, l’objectif est de réutiliser plus de 60 % des volumes, et de recycler environ un tiers des volumes, le reste étant destiné à la valorisation énergétique. L’organisme se fixe également comme objectif d’augmenter le nombre de points de collecte de 32 000 à 45 000 sur le territoire, le ratio idéal étant un point de collecte pour environ 1500 personnes.

L’organisme va lancer un nouvel appel pour financer des projets de R&D autour du recyclage. "Nous consacrons environ 2 % de notre budget à la R&D, explique le directeur général, et nous devrions passer à 3 %". Eco TLC, qui possède un budget annuel de 13 millions d’euros, a déjà engagé près de 1,250 millions d’euros sur quatre ans dans une douzaine de projets de recherche. Les industriels du secteur de l’habillement paient entre un dixième de centime et quatre centimes d’euros en fonction de la taille des pièces afin de financer l’eco-organisme.

Patrick Déniel

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