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L'Usine Agro

La filière lait de vache française se découvre leader... en 2013

Franck Stassi ,

Publié le , mis à jour le 16/12/2015 À 17H31

Un nouvel outil de veille permet aux professionnels français de la filière lait de vache de se mesurer par rapport à leurs principaux concurrents à l'international, en matière de production, de coordination ou bien encore de performance logistique. La première édition de ce baromètre, présentée le 16 décembre, établit que la France était première au classement en 2013, avant l'abolition des quotas. Et maintenant? Réponse en... 2017.

Que vaut la filière lait de vache française face à la concurrence internationale? Selon un baromètre concocté par Business France et FranceAgriMer, elle les surpasse tous. Du moins, elle les surpassait en 2013, selon les conclusions présentées le 16 décembre par le Conseil spécialisé Lait de France AgriMer, l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer.

Ce groupe de travail, qui réunit de manière trimestrielle des représentants de l’Etat, du secteur agricole, du commerce, des salariés et des consommateurs, vient de se doter, à l’instar d’autres secteurs (dont la viticulture) d’un nouvel outil de veille destiné à sensibiliser la filière sur sa place dans le monde, afin de déterminer les marges de progression. "Nous devons être capables d’analyser le contexte concurrentiel international, et de comprendre les forces et les faiblesses de la filière lait de vache française", estime Dominique Chargé, son président.

Un outil destiné à la filière lait

Ce type d'outil est indispensable pour "décider d’orientations et d’actions à mener, ce qui a fait l’objet d'un débat passionnant et passionné !", estime Dominique Chargé. Réalisée pour une durée de trois ans par l’établissement public Business France, retenu à l’issue d’un appel d’offres, cette veille concurrentielle de la filière lait de vache prend la forme de classements, hiérarchisés en fonction d’un barème destiné à être reconduit lors des prochaines éditions. Le scoring est établi sur 1000 points. Un classement global est communiqué, l’intégralité de l’étude étant quant à elle réservée aux acteurs de la filière.

Des indicateurs regroupés en sept axes

42 indicateurs composent cette veille, regroupés en sept axes : macroéconomie (croissance économique, parité monétaire, performance logistique, etc.), maîtrise des facteurs naturels et durabilité des ressources (surface agricole utile, accès au foncier, maladies, etc.), potentiel de production, organisation des filières (coordination entre l’amont et l’aval, concentration des acteurs), maîtrise technique de la fabrication des produits, portefeuille de marché, et capacité des opérateurs à conquérir les marchés. Le Brésil, l’Australie, la Pologne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, l’Irlande, les Pays-Bas, l’Allemagne et la Nouvelle-Zélande constituent les pays étudiés aux côtés de la France. Cet exercice sera renouvelé chaque année.

"Nous devions être les plus objectifs possibles, en apportant une photographie du secteur et en disposant de moyens permettant d’animer la filière et de susciter le débat. Nous ciblons uniquement la filière laitière française, grâce à un outil qui est, à notre connaissance, sans équivalent en Europe. Le poids de chaque pays en termes de production et leur développement en termes d’échanges internationaux ont compté lors de la définition du panel, effectué en collaboration avec plusieurs acteurs du secteur, dont l’Inra", explique pour sa part le directeur des marchés, des études et de la prospective de France AgriMer, André Barlier.

La fin des quotas peut changer la donne

Deux ans avant la fin des quotas laitiers européens, la France se hissait en haut du classement, avec un score global de 645 points sur 1000, devant la Nouvelle-Zélande (642 points, leader en matière d’exportation) et de l’Allemagne (614 points, reconnue  pour ses capacités logistiques). En dépit de sa puissance dans l’univers du soja ou du maïs, le Brésil occupe ici la dernière place du classement, avec 357 points.

"La France bénéficie de conditions climatiques et sanitaires favorables, commercialise des produits à la sécurité sanitaire établie, et compte 5 entreprises parmi les 25 leaders mondiaux du lait", commente le chef de l’unité Productions animales de France AgriMer, Yves Trégaro. Mais, avec l'abolition des quotas, le contexte a changé entre-temps : "en 2016, la France ne sera peut-être pas première", reconnaît Dominique Chargé. "Parmi toutes les veilles concurrentielles menées chez France AgriMer, il s'agit de la seule où la France est leader !", s'enthousiasme André Barlier.

Franck Stassi

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