La filière ferroviaire affiche son "ambition 2020"

Le comité stratégique de la filière présente les chantiers à mener dans la décennie pour consolider le troisième rang mondial de la France dans le rail.

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La filière ferroviaire affiche son

La Fédération des industries ferroviaires (FIF) présente le projet de rapport final du Comité stratégique de la filière industrielle ferroviaire. Intitulé "Ambition 2020", ce projet affiche 6 axes stratégiques regroupant 24 propositions opérationnelles. Autant de chantiers dont la réalisation d'ici à 2020 permettrait au rail français, selon le communiqué émis par la FIF le 20 avril, de consolider son "troisième rang mondial derrière la Chine, l'Allemagne et devant la Russie" dans un contexte "d'inéluctable montée en puissance de la concurrence asiatique".

Une concurrence qu'il faudra affronter avec succès à l'international puisque le rapport prévoit un doublement des exportations de la filière entre 2010 et 2020. Les ventes à l'export se rapprocheraient ainsi du volume du marché domestique, attendu en maintien. Pour soutenir le développement à l'international, le rapport préconise sans surprise la croissance en taille des entreprises du secteur, avec notamment "la création d'une nouvelle entreprise de taille intermédiaire performante sur les marchés mondiaux".

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Une charte de bonnes pratiques

Mercredi 18 avril, la FIF avait salué la création par le FSI et les grands acteurs du rail français du Fonds de modernisation des entreprises ferroviaires, doté de 40 millions d'euros. Le renforcement de la filière passera aussi selon la FIF par la mise en pratique systématique de la charte de bonnes pratiques entre donneurs d'ordres et PME que promeut la fédération.

Fondamentalement, le système ferroviaire français doit réduire ses coûts, défend la FIF, alors que les difficultés de financement pèsent lourdement sur les projets. Il y a notamment urgence à mettre en place des centres d'essai pour le matériel roulant. Pour les trains régionaux ou à grande vitesse, les industriels français doivent aujourd'hui utiliser des boucles d'essais à l'étranger appartenant à leurs concurrents ou trouver péniblement un sillon de libre dans le réseau national.

D'où des délais rédhibitoires et des déverminages (le "débogage" des trains) réduits au minimum. Résultat : des retards de livraison et des incidents d'exploitation dont le coût, pour les industriels et les exploitants, se chiffre à des centaines de millions d'euros, selon la FIF. Soit l'ordre de grandeur du coût d'un centre d'essais. Un tel investissement ne se fera pas sans les pouvoirs publics. A charge au prochain gouvernement de s'emparer du sujet.

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