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L'Usine de l'Energie

La filière éolienne défend son bilan avant la révélation de la nouvelle PPE

Simon Chodorge , ,

Publié le

Quelle place l'éolien aura-t-il dans la nouvelle programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) ? La question taraude France Énergie Éolienne, l'association qui regroupe les professionnels de la filière. Le 11 octobre, elle a publié son Observatoire de l'éolien pour mettre en valeur la compétitivité et la fiabilité de l'énergie renouvelable. Une dernière présentation des arguments avant la révélation de la PPE, attendue fin octobre.

La filière éolienne défend son bilan avant la révélation de la nouvelle PPE
Quelle place l'éolien aura-t-il dans la nouvelle programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) ? La question taraude France Énergie Éolienne.
© Volkswind

À l’approche de la révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), la filière éolienne affûte ses arguments. France Énergie Éolienne, l’association des professionnels de la filière, a rendu public l’édition 2018 de son Observatoire de l’éolien le jeudi 11 octobre. Emploi, compétitivité, soutien du grand public… Le secteur revendique un bon bilan et espère qu’il ne sera pas réduit à une peau de chagrin dans le mix énergétique défini par la prochaine PPE pour les périodes 2018-2023 et 2024-2028.

“La filière tient ses engagements en matière de planifications sur le long terme et ce en dépit d'un certain nombre de complexités réglementaires”, débute Olivier Perot, président de FEE. Selon l’association, 1700 MW ont été installés en 2017 pour une puissance totale de 14 000 MW raccordée au réseau électrique. L’objectif de la PPE actuelle, à savoir 15 000 MW installés pour la fin 2018, sera rempli selon le président.

France Énergie Éolienne met également en valeur la croissance de l’emploi dans la filière. Selon l’Observatoire de l’éolien 2018, l’éolien a créé 1230 emplois directs et indirects en France en 2017. “C’est à peu près l’équivalent d’une centrale nucléaire”, glisse le président de FEE.

Une PPE ambitieuse sur l’éolien est possible selon France Énergie Éolienne

Alors que la prochaine PPE devrait être révélée fin octobre, l’association défend la compétitivité de l’énergie renouvelable. “Pour l’éolien terrestre, aux derniers appels d’offres français, nous sommes autour de 65 euros du mégawatt-heure. Nous sommes sur une courbe de coûts décroissante et ce sont des coûts entièrement maîtrisés”, assure Olivier Perot.

Selon le président, une PPE taillant la part belle à l’éolien est également possible techniquement : “RTE nous a clairement dit qu’il pouvait augmenter très largement le taux de pénétration des énergies renouvelables dans le système électrique français et notamment de l’éolien, avec des scénarios qui vont jusqu’à 70% d’énergies renouvelables en 2035. Techniquement, nous pouvons mettre des énergies renouvelables et de l’éolien dans le système électrique français.”

Prévisions pour 2023 et 2028

FEE a bon espoir que la croissance de la puissance installée poursuivra à son rythme actuel sur l’éolien terrestre, à savoir 1,5 à 2 GW par an. L’association estime donc que l’éolien terrestre devrait représenter 25 à 26 GW en 2023, soit le haut de la fourchette dans les prévisions de la PPE actuelle. Pour 2028, FEE prédit une puissance installée de 37 GW.

Pour l’éolien offshore, technologie très en retard en France, FEE vise 3,2 GW en 2023. “Avec les fermes éoliennes flottantes, nous visons une accélération ou un maintien du rythme actuel de puissance installée pour arriver jusqu’à 18 GW en 2028”, complète le président de FEE.

"Le nucléaire devient une niche de plus en plus pauvre”

La publication de l’Observatoire de l’éolien 2018 arrive aussi quelques jours après le rapport du GIEC sur le réchauffement climatique. Un document qui a réveillé les soutiens du nucléaire comme une solution pour une énergie plus décarbonée. L’énergie de l’atome reste une impasse pour le président de FEE.

“Quand nous regardons les investissements dans le nucléaire, c’est de l’ordre du centième par rapport aux énergies renouvelables. Nous pouvons nous dire que le nucléaire devient une niche de plus en plus pauvre”, analyse Olivier Perot. “D’un point de vue théorique, le nucléaire représente un certain nombre d’avantages pour le climat mais qui est prêt à mettre de l’argent dans de nouvelles installations et à prendre le risque de l’exploitation ?” Pour la France, la question risque d’être suspendue à la révélation de la PPE.

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